Route du littoral :

Petite-Île - Saint-Denis : la pénible traversée


Publié / Actualisé
Par temps de grosses pluies et en période de travaux sur la route du littoral aller de la Petite Île (Sud) à Saint-Denis (Nord) peut prendre des allures de long, très long, parcours. En raison des gros embouteillages générés par le "canal bichiques" dans le sens la Possession - Saint-Denis, il fallait près de 4 heures pour effectuer le trajet, le tout en gérant un moteur qui chauffe et la mauvaise humeur qui monte...Récit d'une épopée pas fantastique du tout...
Par temps de grosses pluies et en période de travaux sur la route du littoral aller de la Petite Île (Sud) à Saint-Denis (Nord) peut prendre des allures de long, très long, parcours. En raison des gros embouteillages générés par le "canal bichiques" dans le sens la Possession - Saint-Denis, il fallait près de 4 heures pour effectuer le trajet, le tout en gérant un moteur qui chauffe et la mauvaise humeur qui monte...Récit d'une épopée pas fantastique du tout...
6h. Départ de la Petite-Ile. La pluie est battante. Impossible de voir le bout de son pare-choc. Les premiers ralentissements se font sentir au niveau du rond-point de la Petite-Ile dans le sens Saint-Joseph/Saint-Pierre. La galère ne fait que commencer.

6h50. La pluie est toujours insistante. Après deux sorties de route évitées, l'entrée de la route des Tamarins se profile.

7h30. Arrivée, finalement rapide, au niveau du viaduc de Saint-Paul. Cette fois la galère est totale. 17 kilomètres de bouchons sont annoncés sur les antennes d'une radio locale. Impossible de rallier Saint-Denis avant 9h, heure habituelle de prise de service.

Dans les files d'attentes, les esprits s'échauffent. Certains petits malins n'hésitent pas à rouler sur le bas-côté en espérant de gagner du temps. Le seul résultat de la man?uvre est qu'ils provoquent encore plus de ralentissements.

9h05. Arrivée à moins d'un kilomètre de l'entrée de la route du littoral à La Possession. La voiture montre des signes d'épuisement. Il y a 3 heures qu'elle a quitté la Petite Île. Le moteur, qui a derrière lui une longue liste de bons et loyaux services, commence à chauffer. Une seule solution s'impose: s'arrêter et patienter.

Les autres automobilistes semblent prendre leur mal en patience. Les voitures défilent au ralenti. Sans s'arrêter. Certains prennent un air apitoyé. D'autres n'ont visiblement aucune compassion pour leur prochain...

10h10. La voiture semble prête pour de nouvelles aventures. Le moteur a refroidi. La pluie ne s'est pas arrêtée. Les embouteillages ne se sont pas atténués. La circulation se fait toujours pare-choc contre pare-choc.

Au niveau du pont de l'échangeur de Sainte-Thérèse à La Possession, un homme, malin, s'est mis à vendre des boissons fraîches. Pour le plus grand plaisir des automobilistes.

N'y tenant plus, une femme n'hésite pas à se soulager sur le bas-côté...

11h. Après presque cinq heures de route, l'entrée de la route littoral est à portée de roue. La pluie s'est arrêtée. Plus que quelques mètres encore à patienter. C'est à ce moment que le moteur commence à crachoter de la fumée. Il faut se rendre à l'évidence : impossible de continuer.

Quelques minutes, plus tard, une autre voiture se gare à proximité. Victime elle aussi d'un "coup de chaud". Une dépanneuse est prévenue.

12h. L'attente se fait de plus en plus longue. Ironie du sort. La circulation commence à se fluidifier... 1, 2, 3, 4... le ballet des dépanneuses est long. Aucune d'elle n'est celle attendue

12h50. La dépanneuse est enfin là.

13h20. Arrivée sur Saint-Denis... Tout ça pour avaler en à peine 15 minutes un "canal bichiques" finalement bien roulant en ce milieu de journée... Rageant...

Émilie Sorres pour
   

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