Sécheresse dans le Sud :

Les bovins manquent de foin


Publié / Actualisé
Les éleveurs du Sud de l'île manquent de foin pour nourrir leurs bovins. C'est le cri d'alarme lancé par Frédéric Vienne, président de la FDSEA, lors d'une conférence de presse organisée ce mardi 21 juin 2011. En effet, la sécheresse qui frappe le Sud depuis la fin de l'année 2010 a freiné la production de foin. Les éleveurs doivent donc se tourner vers l'import.
Les éleveurs du Sud de l'île manquent de foin pour nourrir leurs bovins. C'est le cri d'alarme lancé par Frédéric Vienne, président de la FDSEA, lors d'une conférence de presse organisée ce mardi 21 juin 2011. En effet, la sécheresse qui frappe le Sud depuis la fin de l'année 2010 a freiné la production de foin. Les éleveurs doivent donc se tourner vers l'import.
Chaque jour, un éleveur de 70 bovins a besoin d'environ 600 kg de foin pour nourrir ses bêtes et pour nettoyer les litières. Difficile pour les professionnels du Sud de s'approvisionner d'une telle quantité tant la sécheresse a été dévastatrice dans les champs. S'ajoute une raréfaction de l'herbe qui ne pousse plus dans les hauts avec l'arrivée de l'hiver. Conséquence, les bovins manquent aujourd'hui de foin.

Pour palier cette carence, les éleveurs du Sud se sont tournés vers l'import. 250 tonnes de foin ont été importées d'Espagne à la fin du mois de mai. Mais en moins d'un mois, le stock est quasiment épuisé. Un nouvel arrivage de 300 tonnes est prévu pour la fin du mois de juillet.

Même si cette solution de secours semble pour le moment fonctionner, la FDSEA souhaite trouver d'autres solutions. Tout d'abord, Frédéric Vienne propose que le foin soit importé d'Afrique du Sud ou de Maurice. "Le foin d'Europe coûte cher et vient de loin. Nous devons nous tourner vers les pays de la zone", justifie le président de la FDSEA. Le syndicat souhaite aborder ce sujet avec le conseil général, en charge de la politique agricole.

Autre proposition de la FDSEA, la possibilité pour les éleveurs de récupérer la paille traitée dans les usines lors du dépôt de la canne. "La paille n'a que très peu de valeur énergétique. La brûler ne produira que très peu d'énergie par rapport à la bagasse. Elle servirait davantage aux éleveurs", explique Frédéric Vienne. Un projet en ce sens serait, selon lui, en cours d'élaboration pour les prochaines campagnes sucrières. Enfin, la FDSEA demande à ce que les éleveurs aient accès au "foncier libre" pour y produire du foin.

Mounice Najafaly pour
   

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