Affiche raciste à la gendarmerie de Bras-Panon :

Les gendarmes fixés sur leur sort le 19 juillet


Publié / Actualisé
Dans l'affiche du tract raciste affiché sur le tableau de service à la gendarmerie de Bras-Panon fin mai 2011, les deux gendarmes mis en cause ont comparu, ce mardi 5 juillet 2011, devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis. Ils sont poursuivis pour incitation à la haine raciale. Le procureur a requis une amende entre 1 000 et 1 500 euros. La décision a été mise en délibéré au mardi 19 juillet.
Dans l'affiche du tract raciste affiché sur le tableau de service à la gendarmerie de Bras-Panon fin mai 2011, les deux gendarmes mis en cause ont comparu, ce mardi 5 juillet 2011, devant le tribunal correctionnel de Saint-Denis. Ils sont poursuivis pour incitation à la haine raciale. Le procureur a requis une amende entre 1 000 et 1 500 euros. La décision a été mise en délibéré au mardi 19 juillet.
L'affaire avait été révélée par le Journal de l'Île le vendredi 27 mai et elle avait provoqué la colère du préfet, Michel Lalande. Accompagné par le colonel Philippe Le Mouël, commandant du groupement de la gendarmerie de La Réunion, le préfet avait tenu une conférence de presse dès le vendredi en fin d'après-midi. Il avait dit sa "colère", son "indignation" et avait assurer "il s'agit de faits isolés qui portent atteinte à la confiance que la population doit avoir vis-à-vis des forces de l'ordre"."Nous ne lâcherons pas l'affaire" avait encore assuré le préfet en indiquant qu'il avait adressé un courrier d'excuse au président du conseil régional du culte musulman à La Réunion.

L'affiche discriminatoire dresse le portrait des " Niketamer, un nouvel animal introduit en Europe de l'Ouest ". Cette caricature vise la communauté maghrébine de métropole et donne une fiche signalétique de ces jeunes tout en faisant un amalgame entre l'origine et le statut de délinquant.

Le tract raciste estime par ailleurs que "la prolifération (des niketamer NDLR) est dangereuse pour l'équilibre de notre système judéo-chrétien" et regrette que "cet animal" fasse l'objet "d'une interdiction de chasser".

   

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