Suite à un voyage à Tripoli :

Margie Sudre s'oppose à l'intervention française en Lybie


Publié / Actualisé
"Cessons de nous mêler d'une guerre qui ne nous concerne pas". Ce sont les propos recueillis par le journal le Parisien auprès de Margie Sudre, ancienne secrétaire d'Etat en charge de la francophonie, ancienne députée européenne, et actuelle présidente du haut conseil de la commande publique à La Réunion. Cette dernière s'était rendue la semaine dernière à Tripoli, en compagnie d'anciens parlementaires, à l'invitation "d'une mystérieuse organisation non gouvernementale libyenne", pour rencontrer des responsables du régime, indique Le Parisien.
"Cessons de nous mêler d'une guerre qui ne nous concerne pas". Ce sont les propos recueillis par le journal le Parisien auprès de Margie Sudre, ancienne secrétaire d'Etat en charge de la francophonie, ancienne députée européenne, et actuelle présidente du haut conseil de la commande publique à La Réunion. Cette dernière s'était rendue la semaine dernière à Tripoli, en compagnie d'anciens parlementaires, à l'invitation "d'une mystérieuse organisation non gouvernementale libyenne", pour rencontrer des responsables du régime, indique Le Parisien.
Contactée par le journal, Margie Sudre a totalement assumé ce voyage en Libye : "Nous avons été contactés par une ONG libyenne pour mieux nous rendre compte de la situation dans le pays, raconte-t-elle. Nous sommes arrivés en avion à Djerba, en Tunisie, puis nous avons roulé quatre heures en direction de Tripoli. Là, nous avons rencontré des familles de civils bombardés par la coalition et constaté que des dépôts de nourriture avaient été touchés. Kadhafi était au courant de notre présence, mais nous ne l'avons pas vu, certainement pour des raisons de sécurité", raconte l'ancienne ministre dans les colonnes du Parisien.

Fait troublant noté par le journal, l'ONG en question serait discrètement financé par la fille de Khadafi. Pas de quoi déstabiliser Margie Sudre et Michel Scarbonchi, ancien député européen, qui, à leur retour de voyage, ont fustigé la politique française en Libye : " "Il faut être réaliste : 70% de la Libye sont contrôlés par Kadhafi. Après cinq mois, l'enlisement est total. Il faut négocier une sortie de crise pour éviter une partition du pays", lance Michel Scarbonchi au journaliste du Parisien. L'ancien parlementaire ajoute : "Les conseils de Bernard-Henri Lévy mènent notre pays dans le mur. Les sondages montrent que les Français s'interrogent de plus en plus sur le bien-fondé de cette guerre".
   

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