Filière sucre - Réglementation européenne :

Élie Hoarau et Paul Vergès dénonce la fin des quotas


Publié / Actualisé
Le 12 octobre dernier, dans le cadre de la réforme de la PAC (politique agricole commune), la commission européenne a présenté un ensemble de propositions législatives. Parmi ces propositions, la non prolongation de l'OCM sucre, qui signe la fin des quotas sucriers vers 2015. Une mesure qu'ont dénoncé Élie Hoarau, député européen, et Paul Vergès, chef de file de l'Alliance, ce lundi 24 octobre, à l'occasion d'un point presse. Pour le député européen, cette proposition est une menace mortelle pour la filière canne à sucre à La Réunion.
Le 12 octobre dernier, dans le cadre de la réforme de la PAC (politique agricole commune), la commission européenne a présenté un ensemble de propositions législatives. Parmi ces propositions, la non prolongation de l'OCM sucre, qui signe la fin des quotas sucriers vers 2015. Une mesure qu'ont dénoncé Élie Hoarau, député européen, et Paul Vergès, chef de file de l'Alliance, ce lundi 24 octobre, à l'occasion d'un point presse. Pour le député européen, cette proposition est une menace mortelle pour la filière canne à sucre à La Réunion.
Selon Élie Hoarau, cette proposition va à l'encontre du Parlement Européen qui avait, dit-il, demandé "la prolongation du marché sucrier tel défini jusqu'en 2013 pour 2020". "C'est un problème qui concerne tous les professionnels et interprofessionnels du sucre, tous les politiques et toute La Réunion, surtout quand l'on sait l'importance de la filière cannes à sucre dans l'île. C'est un enjeu important pour toutes les politiques à venir" commente le député européen, qui souhaitait ce lundi "alerter l'opinion".

Pour sa part, Paul Vergès, chef de file de l'Alliance, souligne une "bataille décisive" car "c'est tout le dossier et l'historique de la canne à sucre qui est remis en cause". Il demande également que tous les professionnels liés au sucre, planteurs et élus se réunissent sinon, dit-il, "nous allons droit à l'échec, non pas dans dix ans, mais dans les mois qui viennent".

Le Parlement européen et le conseil des ministres devront bientôt se positionner sur ces propositions. Si Élie Hoarau précise qu'il est hors de question pour la première instance de toucher aux quotas jusqu'en 2020, il affirme que la décision est entre les mains du conseil des ministres. "Si le conseil des ministres ne suit pas la prolongation, il y aura un dialogue afin de tenter de trouver un compromis", annonce le député. Enfin, Élie Hoarau appelle également "à faire pression" sur les ministres concernés. "Nous allons également demander des précisions au commissaire européen délégué à l'agriculture, Dacian Cioloş", conclut-il.

   

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