Importation du carburant "libre" :

La coopérative demande du soutien


Publié / Actualisé
Dès la semaine prochaine, la CCIRPP (chambre des carburants d'intérêt régional et de produits pétroliers) s'apprête à recevoir sa première commande, pour un volume total de 7 000 litres de carburant. "Les professionnels de la route et les particuliers pourront alors acheter du carburant à un prix plus compétitif", annonce Michel Allamèle, un des quatre membres fondateurs de la coopérative. Néanmoins, la CCIRPP appelle au soutien de la population et des politiques. Dans le cas contraire, elle se dit prête à arrêter les importations dès le 1er janvier 2012. "L'avenir d'un carburant libre moins cher ne sera alors plus entre nos mains", menace-t-elle.
Dès la semaine prochaine, la CCIRPP (chambre des carburants d'intérêt régional et de produits pétroliers) s'apprête à recevoir sa première commande, pour un volume total de 7 000 litres de carburant. "Les professionnels de la route et les particuliers pourront alors acheter du carburant à un prix plus compétitif", annonce Michel Allamèle, un des quatre membres fondateurs de la coopérative. Néanmoins, la CCIRPP appelle au soutien de la population et des politiques. Dans le cas contraire, elle se dit prête à arrêter les importations dès le 1er janvier 2012. "L'avenir d'un carburant libre moins cher ne sera alors plus entre nos mains", menace-t-elle.
Lancée officiellement le vendredi 1er juillet 2011, la CCIRPP s'apprête à concrétiser son projet dès la semaine prochaine. Ce sont 5 000 litres de gasoil à un prix de revient en valeur exponentielle absolue de 0,77 euros/litre avec une marge d'erreur de 3 centimes d'euros et 2 000 litres de sans-plomb 98 un prix de revient réel en valeur exponentielle absolue de 0,89euros /litre avec une marge d'erreur maximun de 4 centimes d'euros qui seront importés directement des pays d'Asie du Sud Est.

Selon la coopérative, "cette importation en direct devrait permettre aux petites sociétés de faire une économie de 13 000 euros pour l'année 2012 mais aussi la création d'un ou deux emplois". Elle assure que pour certaines sociétés spécialisées dans le transport, cette économie se chiffrerait en moyenne entre 16 000 et 24 000 euros par mois.

Pour faire taire ses détracteurs, la CCIRP affirme que "la qualité du carburant a été contrôlée par un grand laboratoire agréé européen". "Le résultat laisse apparaître une qualité supérieure au minimum imposé par la norme en vigueur", ajoute-t-elle.

La CCIRPP indique que "malgré ce volume d'achat infiniment faible, il est extrêmement plus rentable d'importer son propre carburant pour ses besoins personnels, en se regroupant pour les achats, comme nous le prévoyant, plutôt que de créer une société de distribution". Une société qui, ajoute la coopérative, "viendrait en concurrence directe avec le système actuel et serait source de conflit permanent".

Par ailleurs, les quatre co-fondateurs de la coopérative expliquent que "sans le soutien politique local, la suite en gros volume est extrêmement compromise", car disent-ils, "tous nos fournisseurs nous ont obligé à avoir leur soutien écrit". Sans cela, ils affirment, être prêts à "arrêter net" le projet, car justifient-ils, "le volume disponible sera alors dérisoire et ne permettra qu'à six ou sept importateurs de s'approvisionner à un prix un peu plus cher mais rentable tout de même". La CCIRP se fixe alors jusqu'au 1er janvier 2012 afin de prendre une décision. "Sinon nous nous importerons le carburant pour nous même", met en garde Michel Alamèlle.

Pour rappel, le projet de la coopérative consiste à importer et à vendre elle-même son gasoil aux professionnels de la route et aux particuliers à moins d'un euro le litre afin "de réveiller la conscience des Réunionnais, de montrer aux pouvoirs publics et à la population que nous ne sommes pas obligés d'être soumis au monopole de la SRPP.

L'adhésion à cette coopérative ne se fait que de façon électronique en contactant la coopérative via son adresse mail ou un site web. Les personnes intéressées doivent communiquer leur nom, leur adresse et leur numéro de téléphone. Les adhérents potentiels devront alors fournir une photocopie de leur pièce d'identité et de leur casier judiciaire (pour les particuliers) et un K-bis (pour les entreprises).


À ce jour, la CCIRPP affirme compter plus de 70 000 adhérents.

   

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