Les éthylotests obligatoires dans les boîtes de nuit :

"Soufflez, vous saurez"


Publié / Actualisé
Depuis le 1er décembre 2011 toutes les boîtes de nuit de France sont tenues de mettre des éthylotests à la disposition de leurs clients. Les automobilistes sont encouragés à mesurer leur niveau d'ivresse avant de quitter l'établissement. Le projet pour l'année prochaine consiste à rendre obligatoire la présence d'un éthylotest dans chaque véhicule. C'est du moins ce que voudrait le Président de la République, Nicolas Sarkozy
Depuis le 1er décembre 2011 toutes les boîtes de nuit de France sont tenues de mettre des éthylotests à la disposition de leurs clients. Les automobilistes sont encouragés à mesurer leur niveau d'ivresse avant de quitter l'établissement. Le projet pour l'année prochaine consiste à rendre obligatoire la présence d'un éthylotest dans chaque véhicule. C'est du moins ce que voudrait le Président de la République, Nicolas Sarkozy
Depuis le 1er décembre, tous les établissements de nuit doivent mettre des éthylotests à disposition de leurs clients. À charge pour ces derniers de mesurer leur éventuel niveau d'ébriété avant de reprendre la route.

La loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (LOPPSI II), impose en effet aux " débits de boissons autorisés à fermer entre 2 heures et 7 heures" d'assurer la présence de " dispositifs chimiques ou électroniques certifiés permettant le dépistage de l'imprégnation alcoolique ". La loi ne s'applique pas aux bars qui ferment avant 2 heures du matin.

"Le dispositif est laissé à la libre appréciation des personnes. Le dépistage n'est pas obligatoire, nous misons sur l'intelligence des gens" commente Serge Bideau, sous-préfet de Saint-Benoît, chargé de la sécurité routière. Gilbert Ricquebourg, coordinateur de la sécurité routière à la direction de l'environnement, de l'aménagement et du logement (DEAL) note pour sa part que "46 % des accidents mortels sur les routes sont dus à l'abus d'alcool et les jeunes entre 15 et 24 ans constituent un tiers de ce pourcentage". Il ajoute : "il faut du temps pour que des habitudes comme l'utilisation des éthylotests deviennent systématiques mais cela va arriver. Il ne faut pas lâcher". Gilbert Ricquebourg rappelle que de nombreuses mesures ont déjà été mises en place comme par exemple la confiscation permanente du véhicule d'un automobiliste ivre. Mais, insiste le coordinateur de la sécurité routière, " en plus de ces mesures, il faut que le public soit davantage sensibilisé et qu'il prenne enfin sa part de responsabilité".

Le gérant d'une boîte de nuit dans l'Ouest est d'accord. "Cela fait longtemps que nous avons des éthylotests chimiques et depuis le 1er décembre nous avons aussi un éthylotest électronique" explique-t-il. "Quelques personnes les utilisent en quittant la boîte mais je ne remarque aucun changement dans le comportement des clients en général. Ils boivent toujours autant. Ce n'est sans doute qu'avec beaucoup de temps que les mentalités changeront" estime le gérant de discothèque.

À noter que le Président de la République a annoncé qu'un projet de loi rendant obligatoire la présence d'un éthylotest dans chaque véhicule sera présenté dès l'année prochaine. Car "s'auto tester, c'est aussi s'auto contrôler et donc se protéger" termine Serge Bideau.

Soe Hitchon pour
   

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