Santé publique :

Les conditions de prescriptions du Rivotril bientôt modifiées


Publié / Actualisé
À compter du 15 mars 2012, les conditions de prescriptions et de délivrance du Rivotril, indiqué dans le traitement de l'épilepsie, seront modifiées. La prescription du médicament ne pourra alors être initiée que par un neurologue ou un pédiatre. Initialement prévue pour ce lundi 2 janvier 2012, ces mesures prises par l'Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire de produits de santé) visent à "limiter son détournement". Dans l'île, le Rivotril, souvent associé à l'alcool ou au zamal, est connu pour être détourné de son usage.
À compter du 15 mars 2012, les conditions de prescriptions et de délivrance du Rivotril, indiqué dans le traitement de l'épilepsie, seront modifiées. La prescription du médicament ne pourra alors être initiée que par un neurologue ou un pédiatre. Initialement prévue pour ce lundi 2 janvier 2012, ces mesures prises par l'Afssaps (Agence française de sécurité sanitaire de produits de santé) visent à "limiter son détournement". Dans l'île, le Rivotril, souvent associé à l'alcool ou au zamal, est connu pour être détourné de son usage.
Selon l'Afssaps, ces mesures ont été prises "en raison d'une large prescription du Rivotril hors AMM (autorisation de mise sur le marché)". Seuls les neurologues et les pédiatres pourront alors prescrire le Rivotril. Une prescription qu'ils devront renouveler chaque année. Ces mesures qui s'ajoutent à celle de la prescription sur ordonnance dite "sécurisée".

L'agence de santé indique que le médicament, commercialisé par les laboratoires Roche, "fait depuis 2006, l'objet d'une surveillance renforcée par son réseau d'addictovigilance. "Outre la persistance de prescription en dehors des indications AMM, le réseau a également observé un usage détourné croissant chez les toxicomanes ainsi que l'émergence d'un trafic reposant notamment sur la falsification d'ordonnances", expliquait-elle en octobre 2011, sur son site.

Dans l'île, le détournement du médicament, que ce soit pour "met' l'effet" ou en tant que "drogue du viol" est considéré comme un véritable problème de santé publique.

Selon Clicanoo, en 2010, près de 29 500 boîtes ont été vendues dans l'île, dont près de 25 340 remboursées par la CGSS.

   

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