Le projet de nouvelle route du littoral :

Sea Shepherd Réunion a peur pour les animaux marins


Publié / Actualisé
Ce dimanche 8 janvier 2012, Sea Shepherd Réunion a demandé à ce que des mesures préventives soient prises pour éviter la mort d'animaux marins lors de la construction de la nouvelle route du littoral. Les travaux de ce projet maritime de 13 km émettra des niveaux de son "qui dépassent en général les seuils de gêne et peuvent causer des lésions irréversibles pouvant conduire à la mortalité de certaines espèces sensibles comme les baleines à bec mais également d'autres espèces emblématiques comme les dauphins ou les baleines à bosse" explique Sea Shepherd Réunion.
Ce dimanche 8 janvier 2012, Sea Shepherd Réunion a demandé à ce que des mesures préventives soient prises pour éviter la mort d'animaux marins lors de la construction de la nouvelle route du littoral. Les travaux de ce projet maritime de 13 km émettra des niveaux de son "qui dépassent en général les seuils de gêne et peuvent causer des lésions irréversibles pouvant conduire à la mortalité de certaines espèces sensibles comme les baleines à bec mais également d'autres espèces emblématiques comme les dauphins ou les baleines à bosse" explique Sea Shepherd Réunion.
La nouvelle route du littoral représente un enjeu majeur pour la Réunion tant économiquement que socialement. Cependant, Sea Shepherd souligne qu'"il ne faut pas oublier que de tels travaux vont avoir des conséquences notables sur la zone côtière qui comporte une richesse exceptionnelle depuis quelques années : des cétacés en nombre, parfois à quelques mètres de la route et cela toute l'année".

Sea Shepherd explique que les niveaux de sons de travaux "peuvent atteindre des niveaux extrêmement élevés dépassant les 230 décibels - ndlr) alors qu'il est considéré qu'à partir de 180 dB, on dépasse le seuil de lésions chez les mammifères marins".

L'année 2011 donne une indication de l'ampleur que pourrait avoir les travaux sans mesures préventives. "Comme cela a déjà été constaté à différents endroits ailleurs dans le monde suite à de travaux similaires : Monaco, Hong-Kong, Rurutu, à minima une gène pourrait conduire au déplacement des populations" rappelle l'organisation. Selon Sea Shepherd le problème serait "comparable à la crise requin ou de celle des incendies et les conséquences écologiques, économiques et politiques seraient importantes, surtout si rien n'a été anticipé".

L'association demande "des solutions techniques: rideaux de bulles, coffrages ou toute autre technologie pouvant garantir un niveau acceptable de bruit pour la faune sauvage". Elle exige également "qu'un seuil maximum d'émission soit défini officiellement, qu'un contrôle du respect de ce seuil soit effectué en temps réel, associé à une surveillance visuelle ou acoustique des déplacements de mammifères marins".

Sea Shepherd regrette que "lors de la consultation des documents mis à la disposition du public aucune mesure efficace n'a été prévue (...) les propositions de ramping suggérées n'ont pas fait la preuve de leur efficacité". Selon l'organisation, les mesures préventives doivent être prises avant "d'envisager des mesures compensatoires qui ne compensent jamais réellement la biodiversité". Sea Shepherd termine en s'indignant: "les mesures compensatoires estimées à plusieurs dizaines de millions d'euros, semblent aujourd'hui prendre la direction d'autres sites, voir même d'autres départements".
   

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