Conditions de vie des étudiants :

L'Unef Réunion fait le point


Publié / Actualisé
Plus de 35% des étudiants Réunionnais estiment qu'ils ne bénéficient pas de conditions de travail favorables pour étudier et 26% d'entre-eux certifient avoir déjà renoncé à se soigner par faute de budget suffisant, selon l'Unef (Union nationale des étudiants de France) Réunion. Ce lundi 23 janvier 2012, à l'occasion d'un point presse, le syndicat étudiant a présenté les résultats de son enquête réalisée sur les campus du Moufia, à Sainte-Clotilde, et au Tampon, pendant la première partie du semestre universitaire. Une enquête qui porte sur différents aspects de la vie étudiante afin de mieux "cibler" leurs priorités. Sur 800 questionnaires distribués, 760 ont été traités.
Plus de 35% des étudiants Réunionnais estiment qu'ils ne bénéficient pas de conditions de travail favorables pour étudier et 26% d'entre-eux certifient avoir déjà renoncé à se soigner par faute de budget suffisant, selon l'Unef (Union nationale des étudiants de France) Réunion. Ce lundi 23 janvier 2012, à l'occasion d'un point presse, le syndicat étudiant a présenté les résultats de son enquête réalisée sur les campus du Moufia, à Sainte-Clotilde, et au Tampon, pendant la première partie du semestre universitaire. Une enquête qui porte sur différents aspects de la vie étudiante afin de mieux "cibler" leurs priorités. Sur 800 questionnaires distribués, 760 ont été traités.
Selon l'enquête de l'Unef, 35 %des étudiants estiment qu'ils ne bénéficient pas de conditions de travail favorables pour étudier, notamment du fait du manque d'accompagnement de la part des enseignants. "Il est plus que jamais nécessaire de dédoubler les classes de TD (travaux dirigés) où le nombre d'étudiant s'élève parfois à plus de 65 alors que la moyenne légale est de 44 étudiants par groupe", commente le syndicat étudiant.

Il note également que 27% ont avoué avoir eu des problèmes administratifs lors de l'inscription. En tête de ces problèmes, les difficultés liées à l'inscription universitaire, le retard dans le traitement des bourses étudiantes ou encore le retard de remboursement des frais d'inscriptions. "Cela montre bien que l'accessibilité à l'Enseignement Supérieur reste limitée. La lourdeur des démarches administratives est bien connue des néo-bacheliers, et serait même une cause d'arrêt des études pour certains. Sur ce point, nous tenons à préciser qu'il ne s'agit pas de mettre la faute sur les différents services mais bien de pointer du doigt le manque de personnel et les conséquences dramatiques des suppressions de poste de fonctionnaire", souligne l'Unef.

Faute de budget suffisant, ils sont 26% des étudiants à avoir déjà renoncé à se soigner, contre 34% au niveau national. Cela est dû, explique l'Unef, "au nombre important de jeunes qui ont accès à la CMU de par la situation financière de leurs parents". "Le renoncement aux soins concerne principalement les soins chers et peu remboursés par l'assurance maladie comme les frais dentaires ou d'ophtalmologie, mais est également de plus en plus important pour les soins quotidiens, comme aller chez le généraliste", note le syndicat, qui avance que "19% des étudiants ne peuvent se payer une complémentaire santé et que 20% d'entre-eux déclarent que leur santé s'est dégradée depuis l'année dernière".

L'Unef demande, par conséquent, au conseil régional "la mise en place d'un chèque santé entre 120 et 150 euros distribué aux étudiants, quel que soit le revenu de leurs parents". "Ce chèque serait distribué au début de l'année universitaire et servirait exclusivement à l'accession d'une complémentaire santé", poursuit l'union des étudiants.

Par ailleurs, l'enquête révèle que la première dépense des étudiants s'avère être le logement. Le syndicat indique que "les réponses des étudiants font état de plus de 55% qui logent chez leurs parents, de 14% d'entre eux qui vivent en résidence universitaire et enfin de 30% qui sont logés dans le privé", "hébergement le plus onéreux pour les jeunes", ajoute-t-il.

Enfin, toujours selon l'Unef, 56% des étudiants sont boursiers sur les deux campus et 15% sont salariés, notamment afin de "répondre à des besoins élémentaires, tels payer un loyer, se nourrir, se vêtir ou pour les transports".

Les campus universitaires du Moufia et du Tampon comptabilisent 11 505 étudiants inscrits.
   

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