Grève dans l'Education nationale :

Faible mobilisation contre les suppressions de postes


Publié / Actualisé
Ce mardi 31 janvier 2012, les personnels de l'Education nationale étaient appelés à la grève. A La Réunion, la mobilisation a eu un faible écho dans les établissements, mais quelques manifestants ont tout de même répondu à l'appel de l'intersyndicale (FO Enseignement, CGTR Educ'Action, SAIPER PAS 974, SNE-CSEN, SCENRAC-CFTC). Ils étaient une cinquantaine ce matin devant les grilles fermées du Rectorat à Saint-Denis pour faire entendre leur "colère" et leur "révolte" face aux suppressions de postes dans l'académie. "En deux ans, 312 postes ont été supprimés à La Réunion, ce qui génère des fermetures de classes et des classes surchargées, alors que le département connaît des retards structurels par rapport à la métropole", rappelle Patrick Corré, secrétaire général de la CGTR Educ'Action.
Ce mardi 31 janvier 2012, les personnels de l'Education nationale étaient appelés à la grève. A La Réunion, la mobilisation a eu un faible écho dans les établissements, mais quelques manifestants ont tout de même répondu à l'appel de l'intersyndicale (FO Enseignement, CGTR Educ'Action, SAIPER PAS 974, SNE-CSEN, SCENRAC-CFTC). Ils étaient une cinquantaine ce matin devant les grilles fermées du Rectorat à Saint-Denis pour faire entendre leur "colère" et leur "révolte" face aux suppressions de postes dans l'académie. "En deux ans, 312 postes ont été supprimés à La Réunion, ce qui génère des fermetures de classes et des classes surchargées, alors que le département connaît des retards structurels par rapport à la métropole", rappelle Patrick Corré, secrétaire général de la CGTR Educ'Action.
C'est à partir de 10 heures ce mardi 31 janvier 2012 qu'une cinquantaine de manifestants s'est réunie devant les grilles du Rectorat, avec un seul mot d'ordre : "Non aux suppressions de postes". Pour rappel, à la prochaine rentrée scolaire, ce sont 161 postes, dont 69 dans le premier degré, 87 dans le second degré et 5 postes administratifs dans les services académiques qui seront supprimés.

"Nous sommes révoltés par cette situation. On aurait pu espérer que notre département serait épargné par ces suppressions de postes, au vu de la démographie de l'île et du retard structurel qu'on a par rapport à la métropole. Or, aux 151 postes déjà supprimés l'an dernier, vont s'ajouter 161 postes cette année, c'est intolérable", s'indigne Patrick Corré.

Jean-Jacques Perrot, responsable académique du syndicat FNEC FP FO, lui, se dit "en colère". "On ferme volontairement des postes en lycée professionnel au profit des centres de formation d'apprentis. On a fait un certain nombre de propositions au recteur pour éviter d'en arriver là, mais tout a été refusé sans plus d'explications", précise-t-il. "On a juste le sentiment que le gouvernement veut casser l'éducation nationale et privatiser le système", ajoute-t-il.

Les manifestants réclament ainsi le gel des suppressions de postes dans l'académie. Ils espéraient rencontrer le recteur, mais celui-ci était absent ce mardi. "Cela ne veut pas dire que nous arrêterons la mobilisation. Aujourd'hui, notre protestation était une première étape. Il n'est pas exclu que dans les jours prochains, le mouvement de grève prenne de l'ampleur dans les établissements de l'île", prévient-il.

Par ailleurs, les grévistes réclament aussi le retrait du projet de réforme d'évaluation des enseignants. Le texte de loi prévoit que les chefs d'établissement évaluent tous les trois ans lors d'un entretien les professeurs des collèges et lycées. Cet entretien déterminera l'évolution des salaires. "C'est une mesure qui va créer un climat délétère au niveau des établissements et au sein des personnels", souligne Patrick Corré.

Samia Omarjee pour
   

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