Baisse des prix sur les fruits et légumes financée par le Département :

L'ARCP dénonce un "accord bidon"


Publié / Actualisé
L'Alliance des Réunionnais contre la pauvreté (ARCP) s'est rendue ce vendredi 23 mars au marché forain de Saint-André pour dénoncer l'accord "bidon" du conseil général avec la grande distribution sur la baisse de 20% sur les fruits et légumes "solidaires". En effet, Jean-Hugues Ratenon, président de l'ARCP, estime que "cet accord privilégie les grandes surfaces au détriment des petits commerçants et bazardiers". Il pointe également du doigt des prix "loin d'être solidaires" de la population. Par ailleurs, le président de l'ARCP appelle à la mobilisation générale pour le boycott des "produits solidaires".
L'Alliance des Réunionnais contre la pauvreté (ARCP) s'est rendue ce vendredi 23 mars au marché forain de Saint-André pour dénoncer l'accord "bidon" du conseil général avec la grande distribution sur la baisse de 20% sur les fruits et légumes "solidaires". En effet, Jean-Hugues Ratenon, président de l'ARCP, estime que "cet accord privilégie les grandes surfaces au détriment des petits commerçants et bazardiers". Il pointe également du doigt des prix "loin d'être solidaires" de la population. Par ailleurs, le président de l'ARCP appelle à la mobilisation générale pour le boycott des "produits solidaires".
Selon Jean-Hugues Ratenon, les prix des légumes et fruits estampillés "solidaires" sont 30% voire 40% plus cher dans les grandes surfaces qu'au marché forain. Il dénonce des "prix solidaires uniquement" entre le conseil général et le patronat, et cela au détriment des petits commerçants, petits producteurs et bazardiers.

Pour parfaire la démonstration, l'ARCP a relevé les prix de quelques fruits et légumes du marché forain de Saint-André puis les a comparé à ceux appliqués dans une grande surface située à proximité. Le président de l'association cite alors l'exemple du chouchou vendu à 2,04 euros le kilo contre 1 euro au marché forain, l'aubergine à 1,47 euro le kilo contre 1,20 euro, ou encore, le kilo d'haricot vert qui s'élève à 5,95 euros contre 3 euros. "Les écarts sont impressionnants. Nous demandons une enquête", souligne Jean-Hugues Ratenon.

Enfin, le représentant de l'ARCP incite les consommateurs à privilégier les marchés forains au lieu de la grande distribution, rappelant, entre autres, que les "économies sont considérables", que "les produits sont plus frais" mais aussi que "cela permet de créer des emplois".

   

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