Une stagiaire exclue du lycée hôtelier de Plateau Caillou :

La FSU veut que "justice soit faite"


Publié / Actualisé
Le 24 février dernier, selon le témoignage de professeurs, une enseignante stagiaire en créole aurait été interrompue en plein cours et exclue de l'établissement. Ce samedi 7 avril 2012, lors d'un point presse, la FSU a à nouveau dénoncé cet incident. Le syndicat exige que le rectorat intervienne pour que "justice soit faite". Si tel n'est pas le cas, Christian Picard, secrétaire départemental de la FSU, n'exclut pas un mouvement de grève.
Le 24 février dernier, selon le témoignage de professeurs, une enseignante stagiaire en créole aurait été interrompue en plein cours et exclue de l'établissement. Ce samedi 7 avril 2012, lors d'un point presse, la FSU a à nouveau dénoncé cet incident. Le syndicat exige que le rectorat intervienne pour que "justice soit faite". Si tel n'est pas le cas, Christian Picard, secrétaire départemental de la FSU, n'exclut pas un mouvement de grève.
Selon Christian Picard, le chef d'établissement a décidé d'exclure l'enseignante stagiaire devant les élèves de la salle de classe "avec une colère caractérisée" au prétexte qu'elle "aurait discuté avec son inspecteur académique". "Perturbée, elle a obtenu un arrêt de travail de huit jours et le rectorat a été obligé de la transférer dans un autre établissement", ajoute-t-il.

Christian Picard dénonce un "abus" du chef d'établissement, qui "transgresse des textes officiels" dans le déroulement d'un stage mais regrette également que "le rectorat ne soit pas intervenu". "Au delà de cette histoire, seul le chef d'établissement avait été entendu. Suite à nos différentes interventions, la stagiaire a par la suite pu donner sa version", note-t-il.

Selon lui, "le chef d'établissement serait intouchable et ferait parler de lui régulièrement". "Il s'est aussi permis de discriminer notre collègue tutrice par voie de presse en faisant état d'une personne à fleur de peau", déplore-t-il.

Par ailleurs, le syndicaliste indique "être intervenu", ce jeudi 5 avril, au conseil académique de l'éducation nationale, qui réunit élus du conseil général, conseil régional, le rectorat, les syndicats ou encore parents d'élèves. "Le recteur a indiqué qu'une enquête est en cours", souligne-t-il.

Enfin, Christian Picard affirme que si le rectorat ne trouve pas des solutions dans cet établissement où le climat est malsain, un mouvement de grève n'est pas exclu. "Nous voulons que justice soit faite et que le respect soit prônée", termine-t-il.

   

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