Un élève exclu de l'internat du lycée hôtelier :

La FCPE veut "une enquête"


Publié / Actualisé
La FCPE (Fédération des conseils des parents d'élèves) demande qu'une enquête soit diligentée après qu'un lycéen aurait été exclu de son internat au lycée hôtelier de Plateau Caillou à la fin de son conseil de classe. Et ce sans décision d'un conseil de discipline. Si cet incident remonte en mai 2011, il fait surface suite à l'interruption en plein cours et l'exclusion, selon le témoignage de professeurs, d'une enseignante stagiaire en créole. Jean-Odel Oumana, premier vice-président de la FCPE, dénonce un "abus d'autorité". "Nous voulons que l'équité soit appliquée ou sinon à croire que certaines personnes bénéficient d'une protection voire d'une immunité", souligne-t-il.
La FCPE (Fédération des conseils des parents d'élèves) demande qu'une enquête soit diligentée après qu'un lycéen aurait été exclu de son internat au lycée hôtelier de Plateau Caillou à la fin de son conseil de classe. Et ce sans décision d'un conseil de discipline. Si cet incident remonte en mai 2011, il fait surface suite à l'interruption en plein cours et l'exclusion, selon le témoignage de professeurs, d'une enseignante stagiaire en créole. Jean-Odel Oumana, premier vice-président de la FCPE, dénonce un "abus d'autorité". "Nous voulons que l'équité soit appliquée ou sinon à croire que certaines personnes bénéficient d'une protection voire d'une immunité", souligne-t-il.
Jean-Odel Oumana indique, en substance, que "dans un courrier, qui a été adressé à la FCPE le 26 mars 2012, une mère de famille rapporte qu'un lycéen, délégué de classe a été mis à la porte de l'internat à la fin d'un conseil de classe, et sans décision émanant d'un quelconque conseil de discipline". Un courrier qui précise que le proviseur a failli en venir aux mains en pleine séance de conseil, puis a secoué l'élève par le col avec des invectives voulant le pousser à la confrontation physique. Le motif, selon le vice-président de la FCPE, l'élève concerné "aurait demandé en conseil de classe de passer à un autre sujet". "Si ces faits sont avérés, la FCPE souhaite qu'il y ait sanction. Nous demandons qu'une enquête soit diligentée dans les meilleurs délais", demande-t-il.

Si les faits remontent à mai 2011, Jean-Odel Oumana explique que "la mère du lycéen a décidé d'agir après que son enfant ait quitté l'établissement" car cette dernière "avait peur de représailles mais aussi pour que d'autres élèves ne subissent plus le mépris et l'abus de pouvoir".

Pour Jean-Odel Oumana, "il ne faut plus fermer les yeux". Il fait ainsi allusion à l'incident survenu le 24 février dernier dans le même établissement. Selon le témoignage de professeurs, une enseignante stagiaire en créole aurait été interrompue en plein cours et exclue du lycée. Sur ce point, il signale "avoir réagi", tout comme l'ensemble des syndicats présents lors du conseil académique de l'éducation nationale qui s'est le jeudi 5 avril, afin de dénoncer le "comportement" du chef d'établissement. "L'académie doit réagir. C'est un abus de pouvoir", poursuit-il.

Le premier vice-président de la FCPE rappelle également que lors des grèves de 2009, "des élèves avaient été privés d'internat dans le même établissement scolaire suite aux participations aux manifestations". "Dans un article paru dans le Journal de l'île en 2009, un professeur à la retraite a même dénoncé le traitement qui lui a été réservé et avait écrit avoir reçu un coup de poing dans l'abdomen et un coup de pied dans le bas ventre dans l'aéroport de Roland Garros de la part du proviseur", ajoute-t-il.

Par ailleurs, Jean-Odel Oumana indique que la FCPE fera suivre le courrier de la mère de famille, après validation du conseil d'administration, aux instances judiciaires. Cette dernière a, pour sa part, écrit au procureur de la République. "Nous voulons que l'équité soit appliquée", termine le premier vice-président de la fédération.

   

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