Procès de l'évasion de Juliano Verbard de la prison de Domenjod (Actualisé à 19h20) :

Le pilote de l'hélicoptère en pleurs à la barre


Publié / Actualisé
Le cinquième jour de procès de l'évasion de Juliano Verbard de la prison de Domenjod s'ouvre ce vendredi 25 mai 2012 devant la cour d'assises de Saint-Denis. Ce matin, après le mécanicien Stéphane Libelle hier, c'est au tour de Yann Morvan, pilote de l'hélicoptère, de livrer son témoignage. Pour rappel, Juliano Verbard et treize autres membres de la secte "C?ur douloureux et immaculé de Marie" sont jugés pour évasion, séquestration et détournement d'aéronef.
Le cinquième jour de procès de l'évasion de Juliano Verbard de la prison de Domenjod s'ouvre ce vendredi 25 mai 2012 devant la cour d'assises de Saint-Denis. Ce matin, après le mécanicien Stéphane Libelle hier, c'est au tour de Yann Morvan, pilote de l'hélicoptère, de livrer son témoignage. Pour rappel, Juliano Verbard et treize autres membres de la secte "C?ur douloureux et immaculé de Marie" sont jugés pour évasion, séquestration et détournement d'aéronef.
Appelé à la barre, c'est un témoignage poignant de plus d'une heure que Yann Morvan, le pilote d'hélicoptère pris en otage, a livré, en pleurs, ce matin. Il a confié avoir pensé que sa dernière était venue. Quand le commando le prend en otage avec son mécanicien, il a indiqué avoir pensé à un attentat suicide puis à se crasher sur des lignes à haute-tension pour épargner des victimes. Il a également raconté avoir été frappé avec la crosse d'une arme, lorsqu'arrivé à la prison de Domenjod, il se trompe de cour. À ce moment, il a expliqué que les pâles étaient à 20 centimètres du mur. Yann Morvan a également identifié Guillaume Maillot comme celui qui l'a frappé.

Juliano Verbard, Fabrice Michel et Alexin Michel ont été ensuite entendus sur le déroulement des faits. Des faits que ces derniers reconnaissent. Dépeint comme étant à l'origine du projet, Juliano Verbard a réaffirmé qu'il a voulu s'enfuir pour ne plus subir les railleries et insultes homophobes. Fabrice Michel a, lui, reconnu être l'instigateur de l'évasion, justifiant qu'il ne supportait pas d'être éloigné de son amant.

Dans l'après-midi, c'étaient au tour de Jean-René Gens et de Rodolphe Cadet de s'exprimer. Propos détachés et impertinents, ce dernier n'a pas manqué d'accabler Guillaume Maillot, autre membre du commando, qui comparait libre.

Pour rappel, ce jeudi 24 mai, la quatrième journée de procès a permis un éclairage sur le rôle de chacun des accusés. Les détails des investigations ont ainsi été évoqués par les enquêteurs, qui ont été chargés de la traque de Juliano Verbard et ses complices. À noter que Graziella Michel a été désigné comme étant le cerveau de l'évasion, ayant, entres autres, loué des appartements et acheté des téléphones portables. Il a été également révélé que les évadés et leurs complices projetaient un suicide collectif, en cas d'échec de l'évasion.

S'est ensuivi le témoignage de Stéphane Libelle, le mécanicien. Ému, il a livré son calvaire, puis confié qu'"à la fin, avec le pilote, on s'est serré dans nos bras et on s'est mis à pleurer". Les deux victimes qui ont toujours affirmé avoir été aspergées d'essence par leurs ravisseurs ont été contredites par le témoignage du capitaine Gojkovic, qui a mené les investigations sur l'évasion de Juliano Verbard. À la barre il a souligné que le pilote et le mécanicien n'avaient pas été arrosés avec un liquide inflammable.

   

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