Législatives - 3ème circonscription - Désistement de l'UMP Nathalie Bassire :

Le PCR veut des explications


Publié / Actualisé
Lundi 28 mai 2012 à Saint-Pierre, Yvan Dejan, Elie Hoarau et Paul Vergès ont tenu une conférence de presse pour, suite à une tribune libre de l'ancien sénateur, Edmond Lauret, dans le Quotidien de La Réunion du 29 janvier 2012, demander "aux personnes incriminées une clarification, voire même le dépôt d'une plainte pour diffamation, diffusion de fausses nouvelles". Dans sa tribune libre, l'ancien sénateur y dénonce "un accord scélérat scellé en 2010 (entre Didier Robert et des dirigeants socialistes du Sud - ndlr) dans le dos des électrices et des électeurs réunionnais avant le deuxième tour des élections régionales" Il parle également de " payer la dette des régionales 2010 aux socialistes " dans le cadre d'un éventuel basculement de la 3ème circonscription.
Lundi 28 mai 2012 à Saint-Pierre, Yvan Dejan, Elie Hoarau et Paul Vergès ont tenu une conférence de presse pour, suite à une tribune libre de l'ancien sénateur, Edmond Lauret, dans le Quotidien de La Réunion du 29 janvier 2012, demander "aux personnes incriminées une clarification, voire même le dépôt d'une plainte pour diffamation, diffusion de fausses nouvelles". Dans sa tribune libre, l'ancien sénateur y dénonce "un accord scélérat scellé en 2010 (entre Didier Robert et des dirigeants socialistes du Sud - ndlr) dans le dos des électrices et des électeurs réunionnais avant le deuxième tour des élections régionales" Il parle également de " payer la dette des régionales 2010 aux socialistes " dans le cadre d'un éventuel basculement de la 3ème circonscription.
Cette tribune libre intervient après une interview de Paulet Payet, du Quotidien de La Réunion du 29 janvier 2012. Le maire du Tampon y affirme : " Didier Robert trompe la population (...) Il y a un axe fort entre le Parti socialiste et Didier Robert (...) Didier Robert a deux dettes envers le PS. La première est liée au deuxième tour des législatives de 2007 quand Jean-Jacques Vlody n'a pas milité pour Paul Vergès. Cette première dette, il l'a soldé aux cantonales. La deuxième, c'est que si nous sommes à la Région aujourd'hui, c'est parce que le PS n'a pas fait bloc avec le PCR au deuxième tour. C'est ce qui a poussé Didier Robert, au soir du deuxième tour des cantonales, à demander à la droite réunionnaise l'autorisation de rencontrer Gilbert Annette pour offrir à Jean-Jacques Vlody la présidence du Conseil général (...) C'est ce qui me fait dire qu'au Tampon, le PS n'est pas un adversaire. Le dire, c'est tromper la population. Il y a au contraire un axe fort Robert/PS qui se vérifie à la CA Sud. "

Dans sa conférence de presse Elie Hoarau a notamment déclaré : "Il y ceux qui se situent dans le camp de la Majorité présidentielle - le PCR, le PS, et d'autres forces plus ou moins organisées - pour un véritable changement et les autres (...) L'affrontement doit se faire entre les deux camps et les choses doivent être claires pour les électrices et les électeurs. Il y a des choses que l'on cache aux électrices et aux électeurs et il est nécessaire de les clarifier. La vérité doit être dite. On est dans un camp ou dans un autre et il faut dire dans quel camp on est. On ne peut pas avancer masqué".

Paul Vergès a quant à lui estimé que si l'on fait montre " de cohésion, de détermination et de loyauté", La Réunion peut envoyer sept députés de la majorité présidentielle à l'Assemblée nationale.

Mais, "s'il n'y a pas de clarification, les cadres, les militants, les militantes, les électrices et les électeurs vont s'interroger en se demandant si l'on n'est pas en train de les rouler. Si il n'y a pas de clarification comment empêcher des gens de dire : "ils sont tous pourris", "ce sont des menteurs (...) Cela se déroule entre Didier Robert, responsable de l'UMP et des responsables socialistes du Sud""

Les responsables du Parti communiste réunionnais, "pour crédibiliser les personnes mises en cause", attendent "une déclaration de chacune des personnes citées". Ils estiment que "les choses sont d'une telle gravité que la clarification passe par le dépôt d'une plainte pour diffusion de fausses nouvelles, diffamation"

Cela pose la question du désistement républicain entre les deux partis. Le président du PCR a notamment affirmé que si une clarification n'est pas engagée, les électrices et les électeurs seront fondées de se demander pour qui ils votent réellement : Jean-Jacques Vlody ou pour Didier Robert.
   

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