Absentéisme à l'école et retraits sur les allocations familiales :

Pour le SNALC, "il est normal que les parents soient responsabilisés"


Publié / Actualisé
Suite à l'annonce selon laquelle 33 familles réunionnaises vont perdre temporairement leurs allocations familiales en raison des absences répétées de leurs enfants, le bureau académique du SNALC Réunion (syndicat national des lycées et collèges) a tenu à réagir. Pour le SNALC, "il est normal que les parents soient responsabilisés et que des mesures sur les allocations soient prises". Nous publions leur communiqué.
Suite à l'annonce selon laquelle 33 familles réunionnaises vont perdre temporairement leurs allocations familiales en raison des absences répétées de leurs enfants, le bureau académique du SNALC Réunion (syndicat national des lycées et collèges) a tenu à réagir. Pour le SNALC, "il est normal que les parents soient responsabilisés et que des mesures sur les allocations soient prises". Nous publions leur communiqué.
"Pour le SNALC, il est normal que les parents soient responsabilisés et que des mesures sur les allocations soient prises. Les familles ont tendance à confier à l'Ecole tout ce qui concerne l'Education de leurs enfants en se désistant et cela n'est pas normal. Quel moyen et quel temps reste-t-il à l'Ecole pour enseigner des savoirs, sa fonction première ?

Nous considérons donc que les signalements concernant l'absentéisme doivent être suivis de sanctions réelles. Il faudrait également pouvoir rendre les parents plus présents et responsables lorsque leurs enfants ne respectent pas les règlements intérieurs et commettent des actes d'incivilité.

Quant à l'idée selon laquelle cette mesure s'attaque aux plus défavorisés, la conception du SNALC est que les parents aisés n'ont jamais fait preuve d'un suivi supérieur aux parents socialement en difficulté. L'intérêt que portent des parents à leurs enfants ne dépend pas de leur revenu mensuel. La condition sociale n'est pas un déterminisme dans l'Education des enfants.

Pour le SNALC, le problème est bien plus grave et profond, il est dans le repoussoir que représente le collège à sens unique, qui ne motive pas les élèves et prive souvent justement les plus défavorisés d'une orientation satisfaisante. La frustration est si grande, l'offre d'orientation si petite que les élèves subissent et se rebellent contre le collège qui devient de ce fait un lieu de garderie ennuyeux. Avec une orientation choisie dès la 4ème et un panel d'offres technologiques, professionnelles et générales, l'absentéisme ne serait plus qu'anecdotique".
   

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