La Réunion Numérique - Réseau Gazelle :

"Un rapport d'audit réalisé à charge"


Publié / Actualisé
La Réunion numérique a publié le communiqué suivant : "La Réunion Numérique entend dénoncer les innombrables erreurs, approximations et déductions abusives contenues dans le rapport de l'audit technique et financier réalisé par les sociétés PMP et Klopfer en mai et juin 2011, à la demande de la Région Réunion".
La Réunion numérique a publié le communiqué suivant : "La Réunion Numérique entend dénoncer les innombrables erreurs, approximations et déductions abusives contenues dans le rapport de l'audit technique et financier réalisé par les sociétés PMP et Klopfer en mai et juin 2011, à la demande de la Région Réunion".
"Au vu des très nombreuses erreurs contenues dans ce rapport et des allégations et accusations non étayées, établies sur la base de pures suppositions, et suite aux refus réitérés de prendre en compte la plupart des observations et corrections formulées par le délégataire, La Réunion Numérique ne peut que constater que les auditeurs ne cherchaient pas, en réalité, à établir une photographie objective et fiable de l'exécution de la délégation de service public.

Les conclusions de ce rapport, ainsi que sa synthèse, partielles et partiales, rédigées entièrement à charge, n'auraient pas dû être publiées en l'état par la Région Réunion.

Dans ces circonstances, et uniquement pour la défense de ses intérêts, La Réunion Numérique apporte les précisions suivantes : La Réunion Numérique n'a pas, contrairement aux allégations des auditeurs, " détourné " l'objet de la DSP, une telle formule n'ayant d'ailleurs aucune signification réelle et encore moins juridique.

Le réseau haut-débit a bien été construit et est exploité : le service public est donc exécuté conformément à la convention signée entre la Région Réunion et La Réunion Numérique et son objet est respecté.

Le délai supplémentaire pris dans la commercialisation d'une offre pour les foyers situés en zones d'ombre, inéligibles à l'accès Internet par DSL, est avant tout imputable à la Région Réunion, qui a longtemps reporté sa décision sur le choix de la technologie à retenir, et non à La Réunion Numérique, qui avait souligné d'emblée les enjeux technologiques en présence et qui proposait dès juin 2010 d'ouvrir commercialement une solution pour ces zones d'ombre basée sur la 3G.

Le rapport d'audit est partiale, comme le démontre aisément le fait qu'aucun point positif ou presque n'y est mentionné, alors notamment que le réseau haut débit construit par La Réunion Numérique est plus évolutif, plus performant, mieux sécurisé et plus étendu que celui prévu dans le contrat initial, que 70% des abonnés résidentiels ADSL des quatre opérateurs alternatifs réunionnais principaux utilisent le réseau régional haut débit, et que la satisfaction clients sur la qualité du réseau est reconnue.

Malgré les multiples demandes de baisses tarifaires formulées par La Réunion Numérique depuis mars 2009, les tarifs pratiqués sur le réseau Gazelle sont toujours, en très grande majorité, ceux prévus à l'origine, soit en juillet 2007. Cette situation, préjudiciable aux intérêts des usagers qui pourraient bénéficier de prix moins élevés, est exclusivement due à l'inertie et à l'indécision de la Région Réunion, en particulier depuis février 2010.

Compte tenu des éléments exposés ci-dessus et de la communication faite aujourd'hui à la presse entre les deux tours des élections législatives, La Réunion Numérique ne peut parvenir à une autre conclusion que celle d'être la victime d'une manoeuvre de déstabilisation destinée à nuire à travers elle, à ses actionnaires, au réseau Gazelle et à la collectivité régionale qui a initié et porté ce projet depuis 2005.

Il faut également rappeler que des informations confidentielles normalement couvertes par le secret industriel et commercial ont été communiquées à la presse, en particulier le 5 mai 2012, la veille du second tour des élections présidentielles.

La société La Réunion Numérique regrette de devoir présenter publiquement ces observations alors que la bonne réalisation d'un projet de l'envergure du réseau Gazelle requiert une collaboration effective entre les différents acteurs. La société La Réunion Numérique s'y voit néanmoins contrainte, afin de défendre son honneur et ses intérêts, injustement mis en péril par les errances des auditeurs et par la volonté soudaine de la Région de rendre public un rapport d'audit réalisé à charge il y a plus d'un an.

La Réunion Numérique est par ailleurs très sereine quant à l'issue d'une éventuelle action judiciaire, quelle qu'elle soit, qui serait intentée à son encontre par la Région Réunion".
   

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