Sea Sheperd et l'ACSP attaquent l'arrêté de pêche aux requins dans la réserve marine :

La décision en délibéré


Publié / Actualisé
Le tribunal administratif de Saint-Denis a examiné ce mercredi 19 septembre 2012 dans l'après-midi la requête de l'organisation non gouvernementale Sea Shepherd et de l'ACSP (association citoyenne de Saint-Pierre). Les deux associations avaient, en effet, déposé un référé de suspension "pour suspendre l'exécution de l'arrêté préfectoral de la pêche aux requins dans la Réserve Marine". Un arrêté qu'elles jugent "entâché de nombreuses illégalités mais aussi de nombreuses incohérences". L'affaire a été mise en délibéré.
Le tribunal administratif de Saint-Denis a examiné ce mercredi 19 septembre 2012 dans l'après-midi la requête de l'organisation non gouvernementale Sea Shepherd et de l'ACSP (association citoyenne de Saint-Pierre). Les deux associations avaient, en effet, déposé un référé de suspension "pour suspendre l'exécution de l'arrêté préfectoral de la pêche aux requins dans la Réserve Marine". Un arrêté qu'elles jugent "entâché de nombreuses illégalités mais aussi de nombreuses incohérences". L'affaire a été mise en délibéré.

Pour rappel, les deux associations avaient déposé, le mardi 21 août, un premier référé liberté visant à faire annuler l'autorisation préfectorale de la pêche aux requins dans la Réserve Marine. Elles jugeaient, en effet, cet arrêté "illégal", soulignant que la réévaluation du risque ciguatera n’était qu'un simple "alibi scientifique" pour la préfecture.  S'appuyant ensuite sur des études menées notamment à Hawaï, elles estimaient que les prélèvements de  requins étaient inefficaces et déploraient également la remise en cause du programme CHARC.

Une requête rejetée en raison du "caractère urgent non avéré". Les deux associations avaient ensuite décidé de contre-attaquer en déposant une semaine plus tard un référé de suspension "pour suspendre l'exécution de l’arrêté".

Au cours de l’audience de ce mercredi après-midi, Me Arielle Moreau, avocate des deux associations, a tenu à insister sur le "contexte particulier de cet arrêté, pris dans un contexte de crise". "Le maire de Saint-Leu avait pris un arrêté totalement illégal d’autoriser la pêche dans le but de freiner les attaques. C’est dans ce contexte que le préfet a pris dans l’urgence cet arrêté. Il s’est affranchi de toutes règles", a-t-elle lancé.

L’avocate n’a pas non plus manqué de qualifier cet arrêté de "bling-bling" et "pris à la dernière minute pour apaiser". "La préfecture donne un mauvais exemple. Ce sont des années de travail, de sensibilisation et d’éducation de la population qui sont mis en brèche", a-t-elle également souligné.

L’affaire a été mise en délibéré.

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