Grève au Port-Est - Le Marion-Dufresne toujours à quai :

Menace sur une mission scientifique à trois millions d'euros


Publié / Actualisé
Les 30 scientifiques qui auraient dû partir en mission à bord du Marion-Dufresne ce samedi 22 septembre, sont toujours bloqués au Port-Est ce mercredi 26 septembre 2012. Ils attendent toujours le chargement de leur matériel qui se trouve dans quatre conteneurs à 300 mètres de leur bateau. Leur expédition, d'une durée de cinq semaines, est mise en péril. Plus les jours passent, et plus le projet Rhum-Rum est impacté. Un projet d'envergure, qui vise à étudier le fonctionnement du point chaud de La Réunion, en déployant un réseau de capteurs sismologiques au fond de l'océan Indien, et dont le coût total avoisine les trois millions d'euros.
Les 30 scientifiques qui auraient dû partir en mission à bord du Marion-Dufresne ce samedi 22 septembre, sont toujours bloqués au Port-Est ce mercredi 26 septembre 2012. Ils attendent toujours le chargement de leur matériel qui se trouve dans quatre conteneurs à 300 mètres de leur bateau. Leur expédition, d'une durée de cinq semaines, est mise en péril. Plus les jours passent, et plus le projet Rhum-Rum est impacté. Un projet d'envergure, qui vise à étudier le fonctionnement du point chaud de La Réunion, en déployant un réseau de capteurs sismologiques au fond de l'océan Indien, et dont le coût total avoisine les trois millions d'euros.

Le Marion-Dufresne aurait dû prendre la mer ce samedi 22 septembre 2012 pour un périple de cinq semaines dans l’océan Indien. A son bord, trente scientifiques qui ont pour mission de mener à bien la campagne Rhum-Rum, un projet franco-allemand dont l’objectif est d’imager la structure profonde du volcan pour étudier notamment le fonctionnement du point chaud de La Réunion.

"C’est un projet d’envergure, qui mobilise de très gros investissements, matériels, logistiques et humains", souligne Guilhem Barruol, chercheur au CNRS (centre national de la recherche scientifique) et coordinateur du projet. "Il relève de l’aspect scientifique, mais c’est aussi un projet d’intérêt général. Il vise à mieux comprendre le fonctionnement de notre planète, et en étudiant la structure profonde du volcan, la sismicité, peut-être qu’on pourra mieux appréhender les tremblements de terre, les zones à risque, les tsunamis", souligne Guilhem Barruol.

L’équipe scientifique prépare cette mission depuis trois ans. "Il faut du temps pour pouvoir mobiliser les bateaux, les chercheurs, le matériel. Le Marion-Dufresne, nous l’avons pour cinq semaines, jusqu’à la fin du mois d’octobre. Il nous a fallu une longue organisation pour en arriver là, ce n’est pas quelque chose qui se reporte facilement. D’autres personnes auront besoin du navire après nous", explique le coordinateur de la mission scientifique. Il souligne par ailleurs qu'il est prévu que dans un an, un navire allemand soit affrété pour récupérer les capteurs placés dans l'Océan Indien.

"Nous aurions dû partir samedi, et certains capteurs auraient déjà dû être déployés", ajoute-t-il. "Nous restons positifs, on ne désespère pas de partir en expédition, mais c’est vrai que plus le temps passe, plus notre projet peut être mis en péril", indique Guilhem Barruol. Les 30 scientifiques de la mission Rhum-Rum sont en effet coincés au Port-Est, attendant le chargement de leur matériel. "On comprend les revendications des dockers, mais nous, nous sommes là pour aller en mission scientifique, et on se retrouve à négocier, c’est frustrant", poursuit Guilhem Barruol.

Les scientifiques ont entamé des dicussions avec les dockers pour les sensibiliser à leur situation. Ils ont également alerté leurs autorités de tutelle pour essayer de trouver une solution.

www.ipreunion.com

   

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Illustration : Kwa Films

Kwa Films

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