Assemblée des Départements de France :

Nassimah Dindar reçue à l'Élysée


Publié / Actualisé
Invitée à faire partie de la délégation de l'Assemblée des Départements de France (ADF), Nassimah Dindar, présidente du conseil général de La Réunion, a rencontré François Hollande ce lundi 22 octobre. C'est en sa qualité de présidente de la commission outre-mer que Nassimah Dindar a participé à cette réunion de travail qui avait notamment pour objet d'aboutir à une déclaration commune portant sur les engagements entre l'Etat et les départements dans la perspective du futur Acte III de la décentralisation.
Invitée à faire partie de la délégation de l'Assemblée des Départements de France (ADF), Nassimah Dindar, présidente du conseil général de La Réunion, a rencontré François Hollande ce lundi 22 octobre. C'est en sa qualité de présidente de la commission outre-mer que Nassimah Dindar a participé à cette réunion de travail qui avait notamment pour objet d'aboutir à une déclaration commune portant sur les engagements entre l'Etat et les départements dans la perspective du futur Acte III de la décentralisation.

Porte-parole des outre-mer, elle a plaidé en faveur d’un contrat d’engagements réciproques entre l’état et les Outre-mer adapté "aux spécificités ultramarines et tenant compte de la vision des élus locaux de chaque territoire". Elle s’est également saisie de l’opportunité de cette rencontre pour sensibiliser François Hollande à certaines revendications relatives aux questions d’actualité, comme les difficultés budgétaires que rencontrent nos collectivités en cette fin d’année ou encore la baisse des contrats aidés et la mise en oeuvre des emplois d’avenir.

"Dans nos outre-mer, la vie est encore plus chère, l’accès au logement encore plus complexe et l’emploi est une denrée encore plus rare. Plus d’un jeune sur deux ne trouve pas de travail. Quand la France hexagonale compte 10% de taux de chômage, la France ultramarine s’est déjà embrasée à plusieurs reprises avec un taux de chômage avoisinant les 30%", a-t-elle insisté.

Elle a également souligné que "les leviers de solidarité locale s’épuisent sous le poids de l’explosion des dépenses d’allocations de solidarité et de l’absence de marge de manoeuvre financière" et qu’"à titre d’exemple, l’écart de compensation pour le Département de La Réunion atteint désormais les 500 millions d’euros".

"Malgré nos efforts constants de gestion financière rigoureuse, à 2 mois du traditionnel vote du budget primitif, nous ne savons toujours pas comment nous allons pouvoir élaborer un budget 2013 en équilibre. Il n’est pas dans la volonté des conseillers généraux de La Réunion de supprimer des politiques volontaristes de solidarité et par la même de prendre la responsabilité de précipiter le territoire dans l’asphyxie économique et l’explosion sociale", a-t-elle poursuivi.

Par ailleurs, Nassimah Dindar a proposé la "création d’un fonds exceptionnel d’urgence qui assumerait la moitié des dépenses de RSA supplémentaires pour 2013 pour tous les départements d’Outre-mer", la "mise en oeuvre dès 2014 d’un financement pérenne par la solidarité nationale du RSA, de l’APA et de la PCH" ou encore la "revalorisation à 50% de l’aide en faveur des entreprises réunionnaises, en contrepartie d’engagements de leur part en termes de pérennisation des emplois".

   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !