Santé :

Recrudescence des cas de bronchiolite


Publié / Actualisé
Depuis trois semaines, l'ARS (agence régionale de santé) observe, à La Réunion, une recrudescence des passages aux urgences pour bronchiolite chez les enfants de moins de 2 ans. Durant la semaine du 26 novembre au 2 décembre, ce sont en effet 59 passages d'enfants de moins de 2 ans pour un diagnostic de bronchiolite qui ont été enregistrés. Cette tendance est inhabituelle à cette période de l'année. L'ARS rappelle les mesures de précaution à adopter pour éviter une transmission de la maladie.
Depuis trois semaines, l'ARS (agence régionale de santé) observe, à La Réunion, une recrudescence des passages aux urgences pour bronchiolite chez les enfants de moins de 2 ans. Durant la semaine du 26 novembre au 2 décembre, ce sont en effet 59 passages d'enfants de moins de 2 ans pour un diagnostic de bronchiolite qui ont été enregistrés. Cette tendance est inhabituelle à cette période de l'année. L'ARS rappelle les mesures de précaution à adopter pour éviter une transmission de la maladie.

"En zone tropicale, la recrudescence des cas de bronchiolite est habituellement observée pendant la saison des pluies, mais peut parfois survenir plus précocement", note la Cire Océan Indien (cellule interrégionale d'épidémiologie à La Réunion et Mayotte), dans son point épidémiologique sur la situation de la bronchiolite à La Réunion.

La cellule interrégionale rappelle que cette maladie virale touche principalement les enfants avant l’âge de 2 ans. Dans la très grande majorité des cas, la bronchiolite évolue de manière favorable, spontanément ou plus souvent avec l’aide d’une kinésithérapie. Dans de rares cas, cette pathologie impose l’hospitalisation, afin de pouvoir surveiller la fonction respiratoire et, éventuellement, de mettre en œuvre des mesures de réanimation. Les décès imputables à la bronchiolite aiguë sont très rares.

Dans plus de 7 cas sur 10, la bronchiolite de l'enfant est due au virus respiratoire syncitial (VRS). Les autres agents responsables sont les virus parainfluenza, adénovirus...Le virus se transmet par la salive, les éternuements, la toux, le matériel souillé par une personne enrhumée et par les mains. Ainsi, un rhume de l'enfant et de l'adulte peut être à l'origine d'une bronchiolite chez le nourrisson. La bronchiolite qui est facilement diagnostiquée par le médecin ou le pédiatre relève dans la très grande majorité des cas (95 %) d’une prise en charge en ville.

D’après le système de surveillance des urgences hospitalières Oscour, on observe une recrudescence inhabituelle du nombre de passages aux urgences pour bronchiolite chez des enfants de moins de 2 ans depuis trois semaines à La Réunion. Durant la semaine du 26 novembre au 2 décembre, 59 passages d’enfants de moins de 2 ans pour un diagnostic de bronchiolite ont été enregistrés, représentant 23% de la fréquentation totale des urgences pour cette classe d’âge. Ces valeurs sont nettement supérieures à celles habituellement observées à cette période de l’année.

La situation sera à surveiller au cours des semaines à venir pour déterminer si cette recrudescence marque le début d’une épidémie saisonnière précoce. Mais l’ARS et la Cire rappellent les mesures de précaution pour éviter une transmission du virus :

L'application de mesures d’hygiène simples permet de prévenir la transmission de la bronchiolite :
- le lavage des mains à l’eau et au savon de toute personne qui approche le nourrisson,
- l’aération correcte de la chambre du nourrisson tous les jours,
- le nettoyage régulier des objets avec lesquels le nourrisson est en contact (jeux, tétines…),
- éviter le contact du nourrisson avec les personnes enrhumées et les lieux enfumés.

Les mesures à prendre en période d’épidémie ou quand on est enrhumé :
- porter un masque avant de s’occuper d’un nourrisson,
- éviter d’embrasser les enfants sur le visage.

Quand l’enfant est malade :
- désencombrer le nez du nourrisson avec du sérum physiologique, 
- donner à boire régulièrement au nourrisson, 
- l’emmener rapidement chez le médecin en cas de gêne respiratoire et difficulté à s’alimenter.
Si besoin, le médecin prescrira des séances de kinésithérapie respiratoire.

   

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