Nouvelle route du littoral :

Alternatives Transports Réunion : "Route littorale en mer, on n'en veut toujours pas"


Publié / Actualisé
Alors que la majorité du conseil régional a voté son budget 2013 la semaine dernière, en y incluant le financement à 1,632 milliard d'euros pour la nouvelle route du littoral, l'association Alternatives Transports Réunion, dans un communiqué, "condamne fermement l'aventure maritime dans laquelle la Région s'acharne à engager les Réunionnais".
Alors que la majorité du conseil régional a voté son budget 2013 la semaine dernière, en y incluant le financement à 1,632 milliard d'euros pour la nouvelle route du littoral, l'association Alternatives Transports Réunion, dans un communiqué, "condamne fermement l'aventure maritime dans laquelle la Région s'acharne à engager les Réunionnais".

Pour l’association Alternatives Transports Réunion, "la région engage trop vite les dépenses avec l’argent des contribuables, puisque les études ne sont pas encore finies". Elle cite en exemple les études sur l’environnement côtier et halieutique, sur la ressource en matériaux, ou encore sur le raccordement aux villes.

"En lançant les appels d’offre sur un pont de chantier à la Possession, sur la plateforme de Saint-Denis et de la Grande Chaloupe, elle veut verrouiller son projet de liaison "Possession-St-Denis" par la mer sans s’assurer des débouchés et de la traversée du chef-lieu ; de l’articulation de la route littorale avec le cœur de ville de la Possession en cours d’étude ; et de l’autorisation d’occupation du domaine public maritime - non encore acquise et qui n’est toujours pas soumise à enquête publique", souligne l’association.

Par ailleurs, Alternatives Transports Réunion estime que l’on "ne pourra pas faire croire encore longtemps aux Réunionnais que le coût final de la nouvelle route littorale en mer sera inférieur au 1,6 milliard d’euros du départ".

"Sommes-nous à l’abri des erreurs humaines ou des dépassements de la résistance calculée de l’ouvrage par les imprévus ? Or tout cela présente moins de conséquence sur terre qu’en mer, où les projets sont davantage exposés aux risques des éléments et à leurs aléas. Serons-nous encore capables d’y faire face ?", s’interroge l’association, qui conclut : "La nature n’étant déjà pas domptée sur terre, la Région veut-elle nous faire croire qu’elle pourra la dompter face aux menaces de notre océan ?".

 

   

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