Priorité à l'embauche des jeunes ultramarins dans les Outre-mer :

L'AJFER interpelle Patrick Lebreton


Publié / Actualisé
L'AJFER (alliance des jeunes pour la formation et l'emploi à La Réunion) interpelle, dans un courrier le député-maire de Saint-Joseph, Patrick Lebreton sur la priorité à l'embauche des jeunes ultramarins dans les Outre-mer. Qu'il s'agisse du privé ou de la fonction publique, l'AJFER dit, en effet, constater, depuis plusieurs année, que "beaucoup de postes échappent aux Réunionnais et ce, malgré la disponibilité sur l'île de personnes compétentes". Nous publions le courrier ci-dessous
L'AJFER (alliance des jeunes pour la formation et l'emploi à La Réunion) interpelle, dans un courrier le député-maire de Saint-Joseph, Patrick Lebreton sur la priorité à l'embauche des jeunes ultramarins dans les Outre-mer. Qu'il s'agisse du privé ou de la fonction publique, l'AJFER dit, en effet, constater, depuis plusieurs année, que "beaucoup de postes échappent aux Réunionnais et ce, malgré la disponibilité sur l'île de personnes compétentes". Nous publions le courrier ci-dessous

"L'Alliance des Jeunes pour la Formation et l'Emploi à La Réunion (AJFER) est une organisation qui a été créée le 15 octobre 2009 afin de réagir au malaise qui règne actuellement au sein de la population Réunionnaise et qui touche en priorité les jeunes. Les jeunes de moins de 20 ans et ceux de moins de 30 ans représentent respectivement 37% et 49% de la population. Ils sont de plus en plus formés et aspirent à participer activement au développement de leur île.

Malheureusement, frappés plus durement par le chômage structurel et la précarité qui touche 49% de la population, ils peinent à trouver leur place au sein de la société. L'emploi digne est donc au cœur des préoccupations, d'autant que sous l'effet de notre croissance démographique, le nombre d'actifs sur le marché de l'emploi ne cesse d'augmenter chaque année.

Nous sommes convaincus qu'il n'y a pas ici de fatalité. Notre jeunesse est l'une de nos premières richesses et nous pensons qu'elle doit avoir les moyens de devenir acteur de La Réunion de demain. Il nous faut pour cela et avant tout, répondre à l'urgence sociale.

Qu'il s'agisse du privé ou de la fonction publique, le constat est fait depuis plusieurs années que beaucoup de postes échappent aux Réunionnais et ce, malgré la disponibilité sur l'île de personnes compétentes.

C'est le cas au sein de l'Education Nationale, où chaque année des centaines de personnes de La Réunion sont privés des postes disponibles ou encore au sein de la Police Nationale où, au delà de la difficulté pour les Réunionnais de revenir dans notre l'île, les circulaires en place ne sont pas respectées et le système de mutation pénalisent les originaires de notre île.

Notre contexte géographique, économique et social est particulier et rend cette situation inacceptable. Nous nous battons pour que les Réunionnais puissent vivre dignement et s'épanouir sur leur territoire. Lors du Forum des idées Outremers, auquel nous avons participé, nous avions clairement mis en exergue les spécificités de notre département, les attentes de notre jeunesse et la nécessité d'attribuer en priorité les postes disponibles à La Réunion aux personnes de La Réunion ayant les compétences requises pour ces postes. Cette proposition a été reprise par le candidat à l'élection présidentielle, devenu président de La République, François Hollande lors de sa venue à La Réunion les 31 mars et 1er avril derniers.

A l'occasion de la journée Outremer durant le dernier congrès des maires en novembre dernier, le Président de la République a déclaré "je souhaite que les jeunes ultramarins puissent accéder aux emplois créés localement dans le secteur privé, comme dans le secteur public".

Lors de son intervention aux Outre-mer, le 3 janvier dernier, le chef de l'Etat a annoncé qu'une mission vous sera confiée afin que les emplois qui sont créés outre-mer puissent être prioritairement réservés à des jeunes ultramarins ".

C'est dans ce cadre que nous souhaiterions vous rencontrer, afin de discuter de nos propositions pour la priorité à l'embauche des personnes de La Réunion, émises lors du Festival International de la Jeunesse, qui s'est tenue le 14 juillet 2011 dans le cadre de l'année internationale de la jeunesse initiée par l'ONU".

   

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1 Commentaire(s)

N**, Posté
Je souhaite vous exposer la situation de mon ami:
Agé de 23ans, diplômé d'un BAC +2.
Il y a environ 10 mois il postule à un poste d'électro-mécanicien qui était publié dans les annonces pour une commune.
C'est une création de poste qui à pour but de gérer et faire la maintenance d'une station d'épuration.
Il est formé par l'entreprise qui a mis en place les différentes machines (de la station). Pendant ces 10 derniers mois, il n'a pas compté les heures, les dimanches où il intervenait pour des problèmes divers.
Arrivé à la fin de son contrat, il espérait avoir un CDI. Et ben NON on lui propose de renouveler son CDD en lui disant de ne pas s'inquiéter qu'à la fin de celui ci il aura son CDI, qu'il faut pas aller trop vite.... le blabla.
Grande déception, s'ils peuvent l'embaucher dans un an pourquoi ils ne pourraient pas le faire cette année? Je ne comprends pas. Ils attendent quoi? Les élections! Certainement. On a rien sans rien. (supposition de ma part).
C'est vraiment décevant de voir qu'un jeune veut travailler et qu'on lui dise qu'il veut aller trop vite, que c'est à partir de 26ans qu'on peut prétendre à un CDI, je suis choquer et surtout déçu.
Qu'en pensez-vous?
Il veut vraiment aller trop vite?