Saint-Benoît - Le collectif des emplois verts en danger occupe toujours Pôle Emploi (actualisé à 21h) :

"Nous sommes déterminés à rester sur place"


Publié / Actualisé
En début de soirée ce jeudi 7 février, ils sont une trentaine de membres du collectif des emplois verts en danger à occuper les locaux de l'agence Pôle Emploi à Saint-Benoît. Soutenus par l'ARCP (alliance des Réunionnais contre la pauvreté), ils y avaient fait irruption en début de matinée pour réclamer du travail. Selon Jean-Hugues Ratenon, président de l'ARCP, compte tenu de la situation de blocage, les manifestants sont déterminés à passer la nuit dans les locaux. De son côté, la direction de l'agence envisage une possible évacuation des lieux par les forces de l'ordre. À noter que certains manifestants ont entamé une grève de la faim.
En début de soirée ce jeudi 7 février, ils sont une trentaine de membres du collectif des emplois verts en danger à occuper les locaux de l'agence Pôle Emploi à Saint-Benoît. Soutenus par l'ARCP (alliance des Réunionnais contre la pauvreté), ils y avaient fait irruption en début de matinée pour réclamer du travail. Selon Jean-Hugues Ratenon, président de l'ARCP, compte tenu de la situation de blocage, les manifestants sont déterminés à passer la nuit dans les locaux. De son côté, la direction de l'agence envisage une possible évacuation des lieux par les forces de l'ordre. À noter que certains manifestants ont entamé une grève de la faim.

Selon Jean-Hugues Ratenon, les manifestants se relaieront ainsi toute la nuit dans les locaux de Pôle Emploi. "Au delà de l’aspect des emplois verts ou des contrats aidés, ces personnes ne demandent qu’à travailler", affirme le président de l’ARCP. Il martèle qu’il restera à leurs côtés car "beaucoup sont fragiles". En effet, pour se faire entendre, dix manifestants se sont mis en grève de la faim. "Ces personnes mettent leur vie en danger", souligne Jean-Hugues Ratenon.

Par ailleurs, le représentant de l’ARCP estime que les pouvoirs publics "se jouent de la population". "On n'écoute pas ces personnes", déplore-t-il.

Rappelons qu'hier mercredi, Jean-Hugues Ratenon a été reçu à la Région par Dominique Fournel, vice-président de la collectivité. Il en était ressorti déçu et très en colère de l'entrevue. "La Région a décidé de bloquer les 700 contrats aidés qui lui ont été attribués par l'État" avait-il déploré, avant d’affirmer que "la collectivité lui a indiqué qu'elle n'attribuera aucun de ces contrats tant que le quota d'emplois aidés nécessaire à son bon fonctionnement ne lui aura pas été alloué". "De fait, la Région a donc décidé de mettre au chômage toutes les personnes dont les contrats se sont terminés fin janvier et ceux qui arriveront à terme fin février. C'est inadmissible de faire payer aux plus pauvres, les conséquences de l'incapacité de nos gouvernants à s'entendre", avait-il terminé.

   

Mots clés :

    Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !