Rythmes scolaires - Manifestation de l'intersyndicale de l'éducation :

Les personnels de l'animation et les ATSEM en grève mardi


Publié / Actualisé
L'intersyndicale de l'éducation (CGTR Educ'Action, le SAIPER PASS 974, la CFTC, le SNE FGAF, la FNEC FP FO, Sud Education), a appelé à la grève le mardi 12 février pour demander le retrait du décret sur les rythmes scolaires et le retrait du projet de loi Peillon sur la refondation de l'école. Aux côtés des organisations syndicales, les agents de la fonction publique territoriale intervenant dans les domaines scolaire et périscolaire, particulièrement les ATSEM (agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles) et les personnels de l'animation. Selon la CGTR Éduc'action, cette réforme va "désorganiser les rythmes de travail des personnels des municipalités qui vont devoir assurés une cantine" en plus tandis que "ceux qui seront chargés des activités périscolaires verront leur travail alourdi par la baisse du taux d'encadrement". Nous publions le communiqué ci-dessous.
L'intersyndicale de l'éducation (CGTR Educ'Action, le SAIPER PASS 974, la CFTC, le SNE FGAF, la FNEC FP FO, Sud Education), a appelé à la grève le mardi 12 février pour demander le retrait du décret sur les rythmes scolaires et le retrait du projet de loi Peillon sur la refondation de l'école. Aux côtés des organisations syndicales, les agents de la fonction publique territoriale intervenant dans les domaines scolaire et périscolaire, particulièrement les ATSEM (agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles) et les personnels de l'animation. Selon la CGTR Éduc'action, cette réforme va "désorganiser les rythmes de travail des personnels des municipalités qui vont devoir assurés une cantine" en plus tandis que "ceux qui seront chargés des activités périscolaires verront leur travail alourdi par la baisse du taux d'encadrement". Nous publions le communiqué ci-dessous.

"Les agents de la fonction publique territoriale intervenant dans les domaines scolaire et périscolaire, particulièrement les ATSEM et les personnels de l’animation, seront  aux cotes des enseignants dans la mobilisation du 12 février 2013 car ils sont aussi concernés par les enjeux de la réforme des rythmes scolaires. Cette réforme  ne va pas apporter une amélioration, ni aux élèves, ni aux enseignants, ni aux personnels municipaux qui vont être aussi impactés. Elle va désorganiser les rythmes de travail  des personnels des municipalités qui vont devoir assurés une cantine en plus et ceux qui seront chargés des activités périscolaires verront leur travail alourdi par la baisse du taux d’encadrement

Déjà les maires sont montés au créneau pour dénoncer la charge financière  que représentera cette réforme sur  les budgets déjà exsangues et contraints des collectivités  et les inévitables conséquences engendrées  en terme d’augmentation sensible  des impôts locaux pour les contribuables. Au lieu d’accentuer davantage la pression sur le gouvernement, ils ont demandé et obtenu  un assouplissement des règles d’encadrement des enfants pour les activités périscolaires avec tous les risques induits pour la sécurité des enfants

 L’assouplissent du taux d’encadrement prévu par le gouvernement prévoit actuellement un animateur ne peut pas encadrer plus de 10 enfants de moins de 6 ans ; ce taux sera porté à 14 avec la réforme et pour les enfants de plus de 6 ans de 14 à 18. Cet assouplissement se fera donc au détriment des enfants et des conditions de travail des personnels.

Cet abaissement du taux d’encadrement a pour objectif de permettre à certains maires de recruter moins d’animateurs pour les activités périscolaires. Des économies réalisées sur le dos de la qualité d’encadrement de nos enfants, tout un programme !

Cette modification du taux d’encadrement est une raison supplémentaire  qui légitime notre exigence partagée de   l’abrogation  du décret sur les rythmes scolaires

Cette réforme intervient dans un contexte  ou le bâti scolaire est encore en piteux état, où les conditions de travail des personnels tant enseignants que municipaux  sont déjà fortement dégradées sans oublier la  précarisation et une umpenisation extrême  de la quasi-totalité des  d’employés  communaux  qui font figure d’agents de 3ème zone  aux yeux du pouvoir 

A La Réunion, cette réforme, par son cout important aura pour effet de repousser aux calendes grecques toute évolution positive de la situation des personnels des collectivités, elle pèsera sur la rénovation tant attendue du bâti scolaire, sur  l’équipement et les budgets  des écoles. 

Enfin, sur le fond, la CGTR Educ’action et la Fédération CGTR de la fonction publique territoriale, attachés à un service public de qualité qui exclut une accentuation des disparités d’offre de service public sur le territoire, rejettent la régionalisation et la territorialisation  de l’éducation nationale avec la mise d’une tutelle pédagogique des collectivités locales

Nous revendiquons  une réforme faite dans l’intérêt des élèves, garantissant de bonnes conditions de travail pour les personnels concernés, et menée avec les moyens nécessaires, notamment pour les collectivités territoriales. Cela nécessite en particulier que toute réforme  soit construite dans des délais permettant d’en assurer la réussite et qu’elle ne remette pas en question, bien sur, le caractère national de l’éducation

A ce stade, tant en termes de concertation, de délais que de moyens mis en œuvre, la réforme élaborée par le ministère de l’Education nationale ne répond pas à ces conditions et suscite de fortes réserves et oppositions de la part de nombre des acteurs concernés, parmi lesquels les agents territoriaux et de l’éducation nationale  que nous représentons et organisons".

 

 

   

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