Refondation de l'école - Rythmes scolaires :

200 personnes manifestent pour dire non au projet de loi Peillon


Publié / Actualisé
A l'appel de l'intersyndicale (CGTR Educ'Action, le SAIPER PASS 974, la CFTC, le SNE FGAF, la FNEC FP FO, Sud Education), les personnels de l'éducation sont dans la rue ce mardi 12 février 2013. Ils protestent contre le projet de loi Peillon sur la refondation de l'école et contre la réforme des rythmes scolaires qui conduit selon eux à une "territorialisation de l'éducation nationale". Ce mardi matin, environ 200 personnes ont manifesté à Saint-Denis, du jardin de l'Etat à la préfecture. Parmi elles, des enseignants, mais également des parents d'élèves et leurs enfants.
A l'appel de l'intersyndicale (CGTR Educ'Action, le SAIPER PASS 974, la CFTC, le SNE FGAF, la FNEC FP FO, Sud Education), les personnels de l'éducation sont dans la rue ce mardi 12 février 2013. Ils protestent contre le projet de loi Peillon sur la refondation de l'école et contre la réforme des rythmes scolaires qui conduit selon eux à une "territorialisation de l'éducation nationale". Ce mardi matin, environ 200 personnes ont manifesté à Saint-Denis, du jardin de l'Etat à la préfecture. Parmi elles, des enseignants, mais également des parents d'élèves et leurs enfants.

Réunis au jardin de l’Etat à Saint-Denis vers 10 heures ce mardi 12 février 2013, environ 200 manifestants ont ensuite défilé dans le chef-lieu avant de rejoindre la préfecture en milieu de journée. Organisations syndicales, enseignants, parents d’élèves et même quelques enfants sont descendus dans la rue pour protester contre le projet de loi Peillon sur la refondation de l’école, et contre le décret sur les rythmes scolaires. "Non au décret !", "Peillon démission !", voilà les slogans qui ont résonné durant le défilé. En signe de protestation, une poupée à l'effigie du ministère de l'éducation nationale a été brûlée.

Selon l’intersyndicale, ce décret n’apportera "pas de changement équilibré susceptible d’offrir de meilleures conditions d’apprentissage aux élèves" et entraine "une dégradation des conditions de travail des professeurs". Les organisations syndicales déplore également  "une remise en cause de leur statut au travers la mise en place des projets éducatifs territoriaux et les 36 heures d’activités pédagogiques complémentaires qui place les enseignants sous la tutelle pédagogique des collectivités territoriales".

"Nous ne sommes pas forcément contre une réforme des rythmes scolaires mais contre celle actuellement proposée par le gouvernement, avec notamment le rallongement du temps de pause et des activités supplémentaires pour les enfants. Comment est-ce que vous voulez que les enfants ne soient pas fatigués après ?", explique, pour sa part, Murielle, enseignante du 1er degré dans l’Est.

L’enseignante estime que "la priorité aurait été de modifier les programmes scolaires", car, dit-elle, "nous faisons déjà des activités culturelles, de l’histoire de l’art, en plus de ces programmes". "Nous travaillons pour les enfants pas pour l’argent", poursuit-elle. "Il y a manque de concertation de la part du gouvernement", regrette, pour sa part, Claudine, membre du SNUIPP.

Par ailleurs, Patrick Corré, secrétaire général de la CGTR Educ’Action, s’est félicité d’une "forte mobilisation". "Le mécontentement monte de plus en plus", a-t-il précisé. Déterminés à faire plier le gouvernement, les syndicalistes ont souligné que la manifestation de ce mardi était "une grève d'avertissement".

À noter que l’intersyndicale n’a pas été reçue. Le cortège des manifestants s’est dispersé peu après 12 heures.

En fin de journée, le rectorat a communiqué les chiffres de participation à la grève pour l'académie de La Réunion. Ils sont 21,72% de personnels enseignants du premier degré à avoir participé au mouvement ainsi que 3,57% de personnels enseignants du second degré et 1,28% d'autres personnels du second degré, soit un taux général de 9,67%.

www.ipreunion.com

   

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