Secteur du BTP :

2013, année de l'incertitude et de l'inquiétude


Publié / Actualisé
Dans le secteur du BTP, l'année 2013 démarre dans un climat de grande incertitude et d'inquiétude pour la grande majorité des entreprises. C'est ce qu'annonce la FRBTP (fédération réunionnaise du bâtiment et des travaux publics). Ce jeudi 14 février, la fédération a présenté le bilan de l'année 2012 et l'état des lieux de la situation dans le secteur du BTP. Une année "pas très bonne" et "en dessous des prévisions", selon Bernard Siriex, président de la FRBTP.
Dans le secteur du BTP, l'année 2013 démarre dans un climat de grande incertitude et d'inquiétude pour la grande majorité des entreprises. C'est ce qu'annonce la FRBTP (fédération réunionnaise du bâtiment et des travaux publics). Ce jeudi 14 février, la fédération a présenté le bilan de l'année 2012 et l'état des lieux de la situation dans le secteur du BTP. Une année "pas très bonne" et "en dessous des prévisions", selon Bernard Siriex, président de la FRBTP.

Ainsi, selon la FRBTP, entre 2011 et 2012, le nombre des entreprises et artisans employeurs est demeuré quasiment stable. Et ce, après une perte de près de 1 200 entreprises entre 2008 et 2010.

Après avoir chuté de 35% en deux ans, le volume d’activité du secteur BTP a encore dégringolé de 6% entre 2011 et 2012 et demeure à un niveau anormalement bas au regard des besoins de construction à La Réunion.

Comme en 2011, la FRBTP note que "les tensions économiques, le niveau anormalement bas des commandes de travaux de BTP et les remises en cause récurrentes des mesures de soutien de l’économie et d’aides aux entreprises n’ont fait qu’accentuer l’atomisation des acteurs, dont l’accroissement du nombre d’artisans travaillant seuls". Les échéances électorales, - élections présidentielle et législatives -, ont, comme chaque fois, été plutôt défavorables aux démarrage des projets de construction.

Dans la continuité des années 2010, 2011 et 2012, la fédération affirme que l’année 2013 démarre dans un climat de "grande incertitude" et "d’inquiétude" pour la grande majorité des entreprises du secteur. "Nous espérons que 2013 ne soit pas si mauvaise mais nous nous attendons à ce qu’elle soit moins bonne que l’année précédente", souligne Bernard Siriex.

Pour appuyer ses propos, la FRBTP se base notamment sur une enquête réalisée en janvier 2013, où il ressort que comparativement à janvier 2012, les carnets de commandes sont en baisse pour 50% des entreprises qui ont répondu et que 70 % d’entre elles comptent sur la commande publique de travaux pour relancer l’activité du secteur. Le volume d’activité et le niveau des prix, – anormalement bas et les délais de paiement –, demeure le sujet de préoccupation majeur, suivi de l’attitude des banques et la trésorerie.

Par ailleurs, en 2013, la fédération craint une "attractivité non significative du nouveau dispositif Duflot DOM" qui "ne permette pas la relance de la production de logements dans le secteur intermédiaire".

Elle estime également qu’il "n’est pas acceptable que certains maîtres d’ouvrage, y compris publics, "spéculent sur les difficultés de ces entreprises pour attribuer leurs marchés à des prix anormalement bas" ou "s’entendent pour transférer aux entreprises les problèmes sociaux et les contraintes d’insertion, assorties de pénalités, au risque d’aggraver les difficultés des entreprises et de les conduire au licenciement de personnel qualifié".

Enfin, la FRBTP rappelle qu’elle n’a de cesse de demander le raccourcissement des délais de paiements de nos clients publics. "En effet, les dernières études confirment toutes un allongement des délais de paiement. Cet allongement n’est plus tolérable pour nos entreprises déjà grandement fragilisées. Un chef d’entreprise du BTP passe en moyenne un tiers de son temps à chercher l’argent qui lui est du pour les travaux qu’il a mené. Cette situation doit impérativement évoluer aujourd’hui", conclut la fédération.

   

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