Economie :

La NCER demande des mesures pour les entreprises en difficulté


Publié / Actualisé
Au cours d'une conférence de presse ce jeudi 14 février 2013, la NCER (nouvelle confédération des entreprises réunionnaises) a exprimé ses préoccupations concernant la situation économique et sociale de La Réunion. "Le montant des dettes sociales et fiscales des entreprises s'élève aujourd'hui à 1,2 milliard d'euros. Il y a un véritable malaise. Il devient urgent de mettre en place des mesures législatives pour aider les entreprises. Il faudrait pour cela arrêter les poursuites judiciaires et mettre en oeuvre un plan d'apurement des dettes", estime Giraud Payet, porte-parole du collectif.
Au cours d'une conférence de presse ce jeudi 14 février 2013, la NCER (nouvelle confédération des entreprises réunionnaises) a exprimé ses préoccupations concernant la situation économique et sociale de La Réunion. "Le montant des dettes sociales et fiscales des entreprises s'élève aujourd'hui à 1,2 milliard d'euros. Il y a un véritable malaise. Il devient urgent de mettre en place des mesures législatives pour aider les entreprises. Il faudrait pour cela arrêter les poursuites judiciaires et mettre en oeuvre un plan d'apurement des dettes", estime Giraud Payet, porte-parole du collectif.

"Il faut aller plus loin, il ne suffira de mettre un pansement sur les bobos pendant un certain temps. En France, les charges sociales pèsent trop sur le coût du travail. Il faudrait les alléger. Je ne dis pas qu’il ne faut plus les payer, mais il faut que ce soit à un juste coût", indique Giraud Payet.

"Il y a un vrai malaise au sein des entreprises, des milliers de TPE-PME sont en souffrance, et elles ont le sentiment de ne pas être prises en considération. On a l’impression qu’on laisse pourrir la situation ou qu’on n’a rien compris au problème, ce qui relèverait de l’incompétence", ajoute-t-il.

La NCER demande des nouvelles mesures pour le financement des PME-TPE. "Le mécanisme financier use et abuse des petites entreprises, ce n’est pas normal. Le problème ne touche pas que La Réunion, il touche toutes les régions d’outre-mer. Or, on a un ministre de l’Outre-mer qui vient de Guadeloupe et qui n’a pas l’air de se soucier du problème", déclare Giraud Payet.

Il émet des critiques sur le dispositif Oseo d’aide aux entreprises. "Il faut arrêter avec les effets d’annonces. Oseo aurait pu apporter une bouffée d’oxygène aux 8 000 entreprises réunionnaises qui sont en grande difficulté à cause des dettes fiscales et sociales. Or, elles sont exclues du dispositif", note Giraud Payet.

La NCER a également abordé le dispositif des emplois d’avenir lors de sa conférence de presse. "Les maires ne peuvent pas résoudre seuls le problème du chômage à La Réunion. 5 000 contrats d’avenir ont été accordés à La Réunion, et seulement 500 ont été signés. Nous proposons d’ouvrir ces contrats d’avenir au secteur marchand afin que les petites entreprises puissent proposer un plan de carrière aux jeunes", explique Giraud Payet.

La NCER tire la sonnette d’alarme et interpelle les élus et parlementaires. "S’ils ne font rien, les entreprises vont mourir. Il y a un raz-le-bol général en ce moment, on le voit avec les mouvements qui se manifestent dans la rue. Je ne suis pas pour le désordre, mais si pour se faire entendre, il faut durcir le ton, c’est ce qu’il va se passer. On risque l’explosion sociale", souligne-t-il. "Ceux qui ont le pouvoir d’agir doivent changer les choses avant que cela ne dégénère", termine-t-il.

 

 

   

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