Santé :

Réémergence de la dengue en 2012


Publié / Actualisé
L'année 2012 a été marquée à La Réunion par la réémergence du virus de la dengue qui n'avait pas circulé activement sur l'île depuis 2004. En revanche, aucun cas autochtone de chikungunya n'a été mis en évidence. C'est ce qu'indique la Cire Océan Indien (cellule interrégionale d'épidémiologie à La Réunion et Mayotte) dans son dernier point épidémiologique sur ces deux maladies.
L'année 2012 a été marquée à La Réunion par la réémergence du virus de la dengue qui n'avait pas circulé activement sur l'île depuis 2004. En revanche, aucun cas autochtone de chikungunya n'a été mis en évidence. C'est ce qu'indique la Cire Océan Indien (cellule interrégionale d'épidémiologie à La Réunion et Mayotte) dans son dernier point épidémiologique sur ces deux maladies.

Au cours de l’année 2012, la Cire Océan Indien a réceptionné un total de 109 signalements dans le cadre de la surveillance de la dengue. Chacun d’entre eux a donné lieu à une enquête épidémiologique et environnementale effectuée conjointement par la Cire OI et le service de lutte anti-vectorielle de l’agence régionale de santé. Au total, 41 cas probables ou confirmés de dengue ont été identifiés à La Réunion, dont 31 cas autochtones (12 confirmés et 19 probables) et 10 cas importés (3 confirmés et 7 probables).

Jusqu’à fin février, le nombre de cas autochtone est resté faible, traduisant l’installation progressive d’une chaine de transmission sur la commune de Saint-Paul. En mars-avril, la Cire Océan Indien a constaté une intensification de la circulation virale, avec la moitié des cas autochtones survenus au cours de ces deux mois. Puis, on note une légère diminution de la circulation virale avec 8 cas détectés au cours des deux mois suivants.

Depuis la survenue du dernier cas autochtone au mois de juillet, la circulation du virus semble s’être totalement interrompue puisqu’aucun autre cas n’a été détecté jusqu’à la fin de l’année.

Quant au chikungunya, en 2012, la surveillance de la maladie a donné lieu à 8 signalements à la Cire Océan Indien, ayant motivé une intervention du service de lutte anti-vectorielle de l’agence régionale de santé. Suite aux investigations menées, un seul cas probable de chikungunya importé a été recensé. Il s’agissait d’un homme de 37 ans de retour d’un voyage en Malaisie.

Pour rappel, en 2011, aucun cas d’infection par le virus du chikungunya n’avait été mis en évidence à la Réunion. Le dernier épisode de circulation autochtone du virus remonte à 2010, lorsqu’un foyer est survenu dans la commune de Saint-Paul (quartier de Plateau-Caillou). Au total, 153 cas autochtones avaient été recensés.

A noter que La Réunion n’a pas été le seul territoire à connaître une circulation autochtone du virus de la dengue en 2012. A Mayotte, entre mars et avril, 43 cas ont été confirmés et deux sérotypes différents ont été identifiés (DENV-1 et DENV-2) à partir de trois prélèvements. A Madagascar, une circulation virale autochtone a également été mise en évidence puisqu’une centaine de cas ont été identifiés entre avril et août dans trois secteurs distincts : Antsiranana (Nord), Toamasina (Est) et Farafangana (Sud-Est). De même qu’à la Réunion, les deux sérotypes DENV-1 et DENV-3 ont été identifiés.

Par ailleurs, comme chaque année, de nombreux pays d’Asie du Sud Est ont connu des épidémies de dengue de très grande ampleur : Inde, Thaïlande, Cambodge, Philippine, Indonésie, Vietnam et Sri-Lanka.

Concernant le chikungunya, plusieurs pays d’Asie du Sud Est ont connu au cours de l’année 2012 une circulation plus ou moins intense du virus. Des épidémies d’ampleur relativement importante (plusieurs centaines à milliers de cas) ont été signalées en Inde, au Cambodge, en Indonésie et aux Philippines, avec dans certains secteurs une recrudescence importante par rapport aux années précédentes. Un foyer localisé a également été mis en évidence en Malaisie. Enfin, le Bhoutan a connu pour la première fois une circulation autochtone du virus dans un secteur proche de la frontière avec l’Inde (où la circulation est endémique depuis plusieurs années).

   

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