Saint-Louis - Une élue retenue par des manifestants pendant plusieurs heures :

Claude Hoarau n'ira plus sur aucun barrage


Publié / Actualisé
Ce samedi 23 février, à Bellevue (Saint-Louis), l'élue du quartier, Géraldine Basson, a été retenue pendant plusieurs heures par des jeunes. Ces derniers réclamaient la venue sur place de Claude Hoarau, maire de la commune. Ils estimaient que celui-ci n'avait pas respecté ses engagements quant à l'embauche de 25 jeunes. Les gendarmes sont venus chercher Géraldine Basson en fin d'après-midi. Les manifestants ont ensuite dressé un barrage en travers de la chaussée. Dans la nuit le véhicule de fonction de l'élue a été incendié. Il avait été laissé sur place puisque les manifestants avaient crevé les pneus. Les gendarmes sont intervenus et ont rapidement dispersé le groupe de personnes se trouvant à proximité du barrage. Dans un communiqué publié ce samedi soir, Claude Hoarau condamne une action "inacceptable". Il indique qu'il "ne se rendra plus sur aucun barrage", "compte tenu de la tendance au harcèlement et au chantage, qui consiste à élever des barrages pour faire pression sur la municipalité". Nous publions le communiqué ci-dessous (Photo archives).
Ce samedi 23 février, à Bellevue (Saint-Louis), l'élue du quartier, Géraldine Basson, a été retenue pendant plusieurs heures par des jeunes. Ces derniers réclamaient la venue sur place de Claude Hoarau, maire de la commune. Ils estimaient que celui-ci n'avait pas respecté ses engagements quant à l'embauche de 25 jeunes. Les gendarmes sont venus chercher Géraldine Basson en fin d'après-midi. Les manifestants ont ensuite dressé un barrage en travers de la chaussée. Dans la nuit le véhicule de fonction de l'élue a été incendié. Il avait été laissé sur place puisque les manifestants avaient crevé les pneus. Les gendarmes sont intervenus et ont rapidement dispersé le groupe de personnes se trouvant à proximité du barrage. Dans un communiqué publié ce samedi soir, Claude Hoarau condamne une action "inacceptable". Il indique qu'il "ne se rendra plus sur aucun barrage", "compte tenu de la tendance au harcèlement et au chantage, qui consiste à élever des barrages pour faire pression sur la municipalité". Nous publions le communiqué ci-dessous (Photo archives).

"A la suite de la rencontre qui s’était déroulée à Bellevue il y a deux semaines, les services de la mairie ont mis en place les mesures pour répondre à la demande d’emploi soulevée par les jeunes du quartier, notamment par le recours au quota de contrats aidés, l’élargissement des effectifs dans le domaine de l’aide à la personne, et la mise en place de contrats d’avenir. Ces mesures sont en train d’être appliquées.

Apprenant que d’autres personnes allaient bénéficier de mesures, un groupe a, samedi 23 février, retenu l'élue de Bellevue  dans la maison de quartier. Ayant la responsabilité de toute la commune de Saint-Louis et de La Rivière, le maire n’a plus l’intention de se rendre sur les mêmes lieux pour régler les mêmes problèmes.

De plus, les formes d’action, qui consistent à faire pression sur le maire, en séquestrant l’une de ces élues, sont inacceptables, et passibles de lourdes condamnations. Le maire précise donc qu’il ne se rendra pas à Bellevue, et rappelle chacun à ses responsabilités en matière d’ordre public.

Compte tenu de la tendance au harcèlement et au chantage, qui consiste à élever des barrages pour faire pression sur la municipalité, le maire précise qu’il ne se rendra plus sur aucun barrage. Il ne serait pas acceptable que ceux qui, sereinement, attendent soient lésés. Il n’y aura pas de prime à ceux qui attentent aux biens et aux personnes, et entravent la liberté de circulation".

   

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Illustration : Kwa Films

Kwa Films

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