Correctionnelle - Défrichage illégale de 21 hectares à Sainte-Marie :

Le procès du défricheur renvoyé au 11 juillet


Publié / Actualisé
Bernard De Palmas, attendra jusqu'au jeudi 11 juillet 2013 pour être fixé sur son sort. C'est en effet à cette date qu'a été renvoyé le procès en correctionnelle de cet exploitant agricole poursuivi pour avoir défriché 21 hectares entre Beaumont et Moka à Sainte-Marie. L'espace est situé dans le périmètre du parc national. L'affaire devait être examinée ce jeudi. Elle a été renvoyée à la demande des avocats de la défense. Les juges ont aussi décidé d'aller se rendre compte sur place de l'étendue des dégâts causés par le défrichage. Les magistrats iront donc sur le terrain le mardi 19 mars. Une audience technique a aussi été fixée au jeudi 11 avril. Bernard De Palmas encourt une peine d'amende de 198 millions d'euros et 2 ans de prison, indique Radio Festival.
Bernard De Palmas, attendra jusqu'au jeudi 11 juillet 2013 pour être fixé sur son sort. C'est en effet à cette date qu'a été renvoyé le procès en correctionnelle de cet exploitant agricole poursuivi pour avoir défriché 21 hectares entre Beaumont et Moka à Sainte-Marie. L'espace est situé dans le périmètre du parc national. L'affaire devait être examinée ce jeudi. Elle a été renvoyée à la demande des avocats de la défense. Les juges ont aussi décidé d'aller se rendre compte sur place de l'étendue des dégâts causés par le défrichage. Les magistrats iront donc sur le terrain le mardi 19 mars. Une audience technique a aussi été fixée au jeudi 11 avril. Bernard De Palmas encourt une peine d'amende de 198 millions d'euros et 2 ans de prison, indique Radio Festival.

Cette affaire de défrichage illégale a été découverte en octobre dernier. Bernard De Palmas avait alors expliqué qu’il "voulait nettoyer un chemin préexistant". Des explications qui sont toutes autres pour le parquet qui a noté que "les travaux ressemblent plutôt à une autoroute" : 7 kilomètres de long pour une largeur allant jusqu'à 50 mètres.

Ce sont 600m² de forêt régionale primaire, dont 100m² au cœur du parc national, 12 hectares sur des parcelles privées, - le reste touchant la forêt secondaire -, et 47 espèces végétales, dont 30 endémiques, qui ont été détruits. "Un massacre écologique irrécupérable", affirme l’Office National des Forêts (ONF). Sans oublier, les risques pour les habitations se trouvant en contrebas de la ravine Sèche et de la ravine du Bachelier. L’ONF estime, en effet, qu’en trois ans, "la peste végétale peut envahir les lieux" et qu’il "est presque impossible de réparer cette bêtise".

Contacté par Radio Festival, l'avocat de Bernard de Palmas, Maître Jean Pierre Gauthier, a affirmé que "ce dernier est quelqu'un d’attaché à la terre" et "soucieux de l’environnement" avant de contester des accusations "injustes" et "disproportionnées".

www.ipreunion.com

 

   

2 Commentaire(s)

Toujouresclaveetsoumiscontinueabusesunou, Posté
L'amende encourue equivaut a 150 euros le m² ( selon un autre site web ) cela signifierait il que les terres classé en coeur de parc national auraient cette valeur? sa semble un peu sous évalué vu la qualité la beauté l'exceptionnalité de nos forets réunionnaise. Pourquoi pas dédommager les propriétaires privés a cette valeurs certes minime mais qui serait un bon début ;)
Didier, Posté
Sans préjuger du jugement final, je remarque que la justice est beaucoup p)lus prompte à expédier en prison pour dix mois fermes un père de famille au chômage depuis 3 ans, au RSA, avec trois enfants, manifestant pour obtenir un emploi, pour avoir coupé quatre arbres lors des manifestations de Saint Louis, qu'un gros propriétaire friqué qui a bousillé 22 hectares de forêt et qu'elle laisse toujours en liberté ! Ca s'appelle de la justice de classe ! Et ça me donne envie de gerber !