Défrichage illégal de 21 hectares à Sainte-Marie :

L'exploitant agricole devant le tribunal correctionnel


Publié / Actualisé
Bernard De Palmas, gérant d'une société d'exploitation agricole, comparait devant le tribunal correctionnel de Champ Fleuri (Saint-Denis) ce jeudi 14 mars 2013. L'homme est accusé d'avoir défriché 21 hectares entre Beaumont et Moka à Sainte-Marie. L'affaire a été découverte en octobre dernier. Il risque au total 198 millions d'euros d'amende et 2 ans de prison, rapporte Radio Festival.
Bernard De Palmas, gérant d'une société d'exploitation agricole, comparait devant le tribunal correctionnel de Champ Fleuri (Saint-Denis) ce jeudi 14 mars 2013. L'homme est accusé d'avoir défriché 21 hectares entre Beaumont et Moka à Sainte-Marie. L'affaire a été découverte en octobre dernier. Il risque au total 198 millions d'euros d'amende et 2 ans de prison, rapporte Radio Festival.

Selon Radio Festival, Bernard De Palmas a alors expliqué, à l’époque de la découverte des faits, qu’il "voulait nettoyer un chemin préexistant". Des explications qui sont toutes autres pour le parquet qui a noté que "les travaux ressemblent plutôt à une autoroute" : 7 kilomètres de long pour une largeur allant jusqu'à 50 mètres.

Ainsi, dans le détail, ce sont 600m² de forêt régionale primaire, dont 100m² au cœur du Parc National, 12 hectares sur des parcelles privées, - le reste touchant la forêt secondaire -, et 47 espèces végétales, dont 30 endémiques, qui ont été détruits. "Un massacre écologique irrécupérable", affirme l’Office National des Forêts (ONF), cité par Radio Festival. Sans oublier, les risques pour les habitations se trouvant en contrebas de la ravine Sèche et de la ravine du Bachelier. L’ONF estime, en effet, qu’en trois ans, "la peste végétale peut envahir les lieux" et qu’il "est presque impossible de réparer cette bêtise".

Par ailleurs, contacté par Radio Festival, l'avocat de Bernard de Palmas, Maître Jean Pierre Gauthier, a affirmé que "ce dernier est quelqu'un d’attaché à la terre" et "soucieux de l’environnement" avant de contester des accusations "injustes" et "disproportionnées". Étant hors département, il a aussi confirmé qu’un renvoi du dossier sera demandé et qu’une sortie sur le terrain soit programmée, afin de "faire un constat plus approfondi de ce que l'ONF appelle un massacre".

Bernard de Palmas risque deux ans de prison mais surtout 33 millions d’euros d’amende en tant que personne physique et 165 millions d’euros d’amende en tant que personne morale, précise Radio Festival.

À noter que l’audience de ce mercredi au tribunal correctionnel est totalement consacrée à l’environnement. Outre ce dossier, 11 pêcheurs accusés de pratiquer leur activité en zone de la réserve marine, entre Le cap la Houssaye et Trois-Bassins, et un chasseur de tangues sans permis seront jugés.

   

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