Emploi d'avenir professeur - 20 postes supplémentaires attribués à La Réunion :

CGTR Éduc'action : "une démarche de précarité sur fond de déréglementation statutaire"


Publié / Actualisé
Ce jeudi 21 mars 2013, le rectorat a annoncé l'attribution de 20 postes supplémentaires d'emplois d'avenir professeur à l'académie de La Réunion dès 2013. Pour la CGTR Éduc'action, cette mesure "ne fait qu'ajouter de la précarité aux réelles difficultés créées par les réformes successives". L'organisation syndicale appelle les conseils d'administration des EPLE (établissements publics locaux d'enseignement) à "se prononcer contre le recrutement à exiger des personnels statutaires". Elle demande également aux enseignants à "refuser les fonctions de tuteur d'emploi d'avenir professeur". (photo archives)
Ce jeudi 21 mars 2013, le rectorat a annoncé l'attribution de 20 postes supplémentaires d'emplois d'avenir professeur à l'académie de La Réunion dès 2013. Pour la CGTR Éduc'action, cette mesure "ne fait qu'ajouter de la précarité aux réelles difficultés créées par les réformes successives". L'organisation syndicale appelle les conseils d'administration des EPLE (établissements publics locaux d'enseignement) à "se prononcer contre le recrutement à exiger des personnels statutaires". Elle demande également aux enseignants à "refuser les fonctions de tuteur d'emploi d'avenir professeur". (photo archives)

"Pour les étudiants recrutés, cela ne fera qu’ajouter une surcharge supplémentaire à une préparation du concours déjà plus qu’écrasante, et ce pour une rémunération d’une base de 617 euros, - à laquelle s’ajoute éventuellement la bourse universitaire -, et un temps de travail pouvant aller jusque 17 heures 30 qui ne permettra ni de vivre, ni d’étudier correctement", indique la CGTR Éduc’action. Elle affirme, en effet, que "de nombreuses ambiguïtés demeurent dans ce statut sur les conditions de travail et l’avenir de ces étudiants".

"Pour permettre à tous les jeunes de vivre et étudier sereinement", l’organisation syndicale revendique donc "la mise en place d’une allocation d’autonomie pour les étudiants".

Concernant le recrutement, le syndicat rappelle que "la baisse du nombre de candidats au concours est directement liée à la réforme de la masterisation" et qu’il demande "le retour à un concours à Bac+3 suivie une formation professionnelle et progressive de deux ans en tant que fonctionnaire stagiaire".

Par ailleurs, la CGTR Éduc’action souligne que "les emplois avenir professeur prévus pour mener des missions pédagogiques et périscolaires dans le premier comme le second degré vont combler, avec des contrats très précaires de 3 ans maximum, les manques créés par des années de suppressions de postes". "L’emploi d’avenir professeur peut donc effectuer des missions semblables à celles d’un assistant d’éducation, d’un assistant pédagogique ou d’un auxiliaire de vie scolaire, mais aussi à celles d’un enseignant ou d’un personnel du péri-éducatif", constate-t-elle, entre autres.

L’organisation syndicale poursuit : "avec la nature très floue des missions, il n’y a pas de garde-fou empêchant qu’ils soient ponctuellement utilisés comme remplaçants d’enseignants, de personnels vie scolaire ou du péri-éducatif. C’est la porte d’entrée à une nouvelle déréglementation des statuts".

Enfin, la CGTR-Educ’action demande "la création des postes pérennes et statutaires à la hauteur des besoins du système éducatif".

 

 

 

   

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