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Une saison cyclonique quasiment "normale"


Publié / Actualisé
La saison cyclonique 2012-2013 s'achève. Et selon Météo France, elle a été a connu une "activité quasiment normale". Les météorologues notent, toutefois, qu'un seul élément s'écartant quelque peu de la norme est à souligner, à savoir le nombre élevé de cyclones s'étant développés. Sur les dix tempêtes tropicales formées, sept se sont transformées en cyclone tropical et quatre ont eu une influence sur les terres habitées.
La saison cyclonique 2012-2013 s'achève. Et selon Météo France, elle a été a connu une "activité quasiment normale". Les météorologues notent, toutefois, qu'un seul élément s'écartant quelque peu de la norme est à souligner, à savoir le nombre élevé de cyclones s'étant développés. Sur les dix tempêtes tropicales formées, sept se sont transformées en cyclone tropical et quatre ont eu une influence sur les terres habitées.

L’activité perturbée s’est donc maintenue à un niveau soutenu cette saison, mais en recul cependant par rapport à l’exercice précédent 2011-2012, indique Météo France. Si le total de dix tempêtes tropicales observées sur le bassin du Sud-Ouest de l’océan Indien situe cette saison légèrement au-dessus de la moyenne climatologique, l’organisme observe que le nombre de jours d’activité perturbée indique, pour sa part, une activité parfaitement dans la moyenne climatologique.

Si la proportion de cyclones, - sept sur dix tempêtes tropicales formées -, a été remarquable (la norme est plutôt un taux d’environ 50% de tempêtes tropicales qui évoluent ensuite jusqu’au stade de cyclone tropical), les météorologues précisent qu’on est loin d’un record en la matière. Ainsi, lors de la saison 2001-2002, celle du cyclone Dina, sur 11 tempêtes tropicales formées, neuf avaient atteint le stade de cyclone tropical mature.

"La dernière fois que l’on avait observé sept cyclones sur le bassin, c’était lors de la saison 2006-2007, celle du cyclone Gamède, pour lequel La Réunion était passée en alerte rouge. Puis, près de 6 années se sont écoulées sans la moindre alerte cyclonique, la plus longue période de calme dans l’histoire récente de La Réunion. Et le hasard a voulu que La Réunion renoue avec les alertes cycloniques cette saison 2012-2013, durant laquelle sept cyclones ont, également, été observés sur le bassin", expliquent-ils.

Tout comme pour Gamède en février 2007, Météo France relève que Dumile a nécessité un passage en alerte rouge. "C’était début janvier 2013 et il s’agissait d’ailleurs de la deuxième alerte rouge la plus précoce. Bien que sa trajectoire ait fait passer son centre beaucoup plus près de La Réunion que cela n’avait été le cas pour Gamède, l’influence de Dumile a cependant été moindre, que ce soit en durée ou en terme de force de vents ou de quantités de pluies", précise Météo France.

L’organisme poursuit : "Dumile n’était pas un cyclone très puissant et s’il a constitué une bonne piqûre de rappel pour remémorer à ceux qui l’auraient un peu oublié que La Réunion demeure une terre de cyclones, il ne restera cependant pas dans les annales réunionnaises comme un cyclone de triste mémoire. Il serait même plutôt à considérer comme un cyclone bénéfique pour la ressource en eau de l’île, mise à mal par plusieurs années de sécheresse. Bien secondé par le cyclone Felleng, qui a également apporté un arrosage conséquent quelques semaines plus tard, Dumile a, en effet, grandement contribué à la forte pluviométrie du mois de janvier, sauvant ainsi la pluviométrie de la saison chaude, puisque janvier aura été le seul mois excédentaire de toute la période allant de décembre 2012 à avril 2013".

À l’arrivée, grâce aux précipitations apportées par Dumile et Felleng, la saison des pluies 2012-2013 affiche un bilan quasi normal. "Seule la frange littorale ouest de l’île a été déficitaire, la région Sud, qui avait le plus souffert de la sécheresse ces dernières années, bénéficiant pour sa part d’un arrosage nettement excédentaire", termine Météo France.

 

   

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