Protection des forêts :

Débroussailler pour moins brûler


Publié / Actualisé
Dans le cadre de son programme de protection des forêts contre l'incendie, l'Office national des forêts présentait, ce jeudi 8 août 2013, ses chantiers de débroussaillement actuellement en cours de réalisation. Un programme plus que jamais d'actualité à l'heure où les feux de végétation se multiplient sur l'île.
Dans le cadre de son programme de protection des forêts contre l'incendie, l'Office national des forêts présentait, ce jeudi 8 août 2013, ses chantiers de débroussaillement actuellement en cours de réalisation. Un programme plus que jamais d'actualité à l'heure où les feux de végétation se multiplient sur l'île.

En période sèche, le risque d’embrasement des forêts est inévitablement plus élevé. Aussi la Défense des forêts contre l’incendie (DFCI) a pour objectif de limiter le développement de ces feux particulièrement nombreux entre les mois d’août et de décembre, dans les zones les plus exposées au vent. Ces incendies constituant une menace à la fois pour les écosystèmes et la population, l’ONF a jugé nécessaire de mener ces travaux de débroussaillement sur différents sites à risque.

Pour cela, un plan départemental de protection des forêts contre l’incendie (PDFCI) a été mis en place pour classer les zones forestières à risque et déterminer les grandes orientations. En période de risques élevés, les forestiers sillonnent ces massifs sensibles, assurant des patrouilles de surveillance et de première intervention grâce à des véhicules tout terrain spécialisés et équipés. Sur le terrain, des équipements sont également aménagés pour permettre une action plus efficace : réseau de voies d’accès pour pénétrer les massifs, réserves ou retenues d’eau, grandes coupures de combustible et bandes débroussaillées de sécurité.

L’opération de débroussaillement concerne différents massifs forestiers : les rampes de la Montagne et de la Providence à Saint-Denis, la forêt de l’Etang-Salé et le massif des Hauts sous le Vent s’étendant sur les communes de Saint-Paul, Trois-Bassins, Saint-Leu et les Avirons. Le tout pour un coût total de 310 000 euros.

A la Montagne, par exemple, il s’agit d’éliminer, sur une bande de 30 mètres de large, les herbacées et les végétaux ligneux bas, plus particulièrement les végétaux envahissants à forte combustibilité. Sur cette bande, en lisière de forêt ou de fourré, une zone sans arbre sera maintenue sur une largeur d’au moins 10 mètres, avec pour objectif de favoriser l’accès des pompiers.

   

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