Madagascar - Élection présidentielle :

Les candidatures d'Andry Rajoelina, Lalao Ravalomanana et Didier Ratsiraka annulées


Publié / Actualisé
La Cour électorale de la Grande Île a annulé ce samedi 17 août 2013 les candidatures à l'élection présidentielle malgache d'Andry Rajoelina, de l'ancien président Didier Ratsiraka et de Lalao Ravalomanana, épouse de l'ancien chef de l'État, Marc Ravalomanana. Jugées illégales, ces candidatures étaient contestées par la communauté internationale.
La Cour électorale de la Grande Île a annulé ce samedi 17 août 2013 les candidatures à l'élection présidentielle malgache d'Andry Rajoelina, de l'ancien président Didier Ratsiraka et de Lalao Ravalomanana, épouse de l'ancien chef de l'État, Marc Ravalomanana. Jugées illégales, ces candidatures étaient contestées par la communauté internationale.

Alors que la communauté internationale, dont l'aide financière est vitale pour la Grande Ile, menaçait de ne pas valider l'élection tant que trois candidats, Andry Rajoelina, Didier Ratsiraka  et Lalao Ravalomanana, ne seraient pas retirés de la liste, leurs noms ont disparus, dans une liste révisée des candidatures publiée ce samedi par la Cour électorale, selon LeMonde.fr.

"Ces trois candidats avaient été acceptés en violation flagrante du code électoral. Andry Rajoelina avait déposé sa candidature hors du délai légal, tandis que Lalao Ravalomanana et Didier Ratsiraka n'ont pas résidé à Madagascar six mois avant la date du scrutin, qui aurait dû avoir lieu le 24 juillet", rapporte le site d’informations, notant que "les diplomates espèrent aussi que le retrait des protagonistes de la crise qui a plongé Madagascar dans le chaos contribuera à la sérénité du scrutin".

À noter que les candidats rejetés ont trois jours pour proposer un candidat de substitution.

Pour rappel, depuis 2009, année du renversement du président Marc Ravalomanana par Andry Rajoelina, la Grande Île traverse une crise sans précédent, les grèves ne cessent de se multiplier et des manifestations contre le régime de Transition en place ont vu le jour.

Gabriel Robert pour www.ipreunion.com

   

2 Commentaire(s)

Dela, Posté
La décision de cette CES est une insulte à la population et à la Nation malagasy souveraine, puisqu'elle est une décision dictée par la SADC et l'Union Africaine (est-ce une Union ?), la France (se comportant toujours en arbitre (ancien colonisateur) et les USA (prétendant le maître du monde). L'enjeu est le pétrole qu'on vient de découvrir à Madagascar.
Pour les écartés, il y avait une jurisprudence, en 2001-2002, lorsque la Haute Cour Constitutionnelle de l'époque avait décidé le pseudo 2ème tour entre les 2 sanguinaires Ratsiraka et Ravalomanana, cette HCC s'est réunie hors de son siège, illégale, et la décision prise à cette époque a été déclarée nulle et caduque. Il faut recourir vers cette voie ! Parce que cette décision de la CES est téléguidée politiquement depuis l'extérieur.
RIPOSTE, Posté
C'est une excellente nouvelle pour les électeurs malgaches en élèminant ces 3 pieds nicklés que sont Andry Rajoelina, de Didier Ratsiraka et de Lalao Ravalomanana, épouse de Marc Ravalomanana !