Mayotte :

Affaire Roukia : les avocats mahorais interpellent Christiane Taubira


Publié / Actualisé
En janvier 2011, une jeune Comorienne, Roukia, était retrouvée morte par overdose sur une plage de Trévani, à Mayotte. Une affaire ayant mis au jour un trafic de stupéfiants impliquant cinq agents du GIR (Groupement d'intervention régional). Face aux difficultés rencontrées par le juge d'instruction Hakim Karki, les avocats mahorais ont adressé un courrier à la ministre de la Justice Christiane Taubira, le 18 octobre dernier, selon France Mayotte Matin.
En janvier 2011, une jeune Comorienne, Roukia, était retrouvée morte par overdose sur une plage de Trévani, à Mayotte. Une affaire ayant mis au jour un trafic de stupéfiants impliquant cinq agents du GIR (Groupement d'intervention régional). Face aux difficultés rencontrées par le juge d'instruction Hakim Karki, les avocats mahorais ont adressé un courrier à la ministre de la Justice Christiane Taubira, le 18 octobre dernier, selon France Mayotte Matin.

Voici le courrier adressé à Christiane Taubira :

"Madame la Garde des Sceaux, nous, avocats des puissants et des misérables, avocats contribuant à l'oeuvre de Justice au sein de la République française, tenons par la présente, à vous faire part de notre profonde indignation face à la manipulation et à la désinformation prégnantes qui entachent le dossier dit “Roukia”, du nom de cette jeune fille de 18 ans décédée dans des circonstances tragiques à Mayotte à la suite d'une overdose d'héroïne.

Nous, avocats, intervenons en qualité de conseils tant de la partie civile que des prévenus ou des mis en examen. Or, le juge d'instruction en charge de cette affaire et dont la mission première est de rechercher la vérité en instruisant à charge et à décharge, voit son action sans cesse entravée et retardée en raison de l'implication dans ce dossier de gendarmes, fonctionnaires au service de la République française.

Aussi, nous, avocats de la République française, nous vous demandons si l'élucidation des circonstances de la mort d'une jeune fille noire issue d'une famille comorienne et une instruction menée par un juge d'origine maghrébine ont une moindre valeur que la préservation de la carrière ou de la retraite de fonctionnaires d'État français censés avoir assuré l'ordre et la protection de leurs concitoyens au sein de la République dont les valeurs première “Liberté, Egalité, Fraternité semblent avoir été bafouées ou oubliées.

Nous vous prions de recevoir, Madame la Garde des Sceaux, nos salutations respectueuses."

Maître Nadjim Ahamada, Maître Mansour Kamardine, Maître Catherine Preaubert

   

2 Commentaire(s)

Said, Posté
.Je suis noir, et alors..... on va se plaindre après... de racisme... la victime est noire, le juge est arabe, TAUBIRA est guyanaise........ AHAMADA est quoi... mohélien, grand comorien... anjouanais et MANSOUR KAMARDINE.....enfin...une m'zungu Catherine.... c'est le FRANCE..... pas bon pour nous cela... se retrancher derrière ça c'est ....écoeurant et comment ils disent nous AVOCATS DE LA REPUBLIQUE.... pas Française .. mais de MAYOTTE !
Mohamed metro maho, Posté
Depuis quand 2 personnes convoquées pour une affaire bloquent la cloture d un autre dossier. Si ma mémoire est bonne les deux fonctionnaires ne repondent pas au juge dans l'affaire d'un chef de filiere immigration clandestine qu elle est le probleme ? Que le juge instruise chaque dossier cloture quand l un est finit et continue de bosser sur l'autre.... Il a peur de cloturer "Roukia" de peur d'être ridicule ???