Visite ministérielle à La Réunion :

Michel Sapin promet 5 000 emplois aidés pour les chômeurs en grande difficulté


Publié / Actualisé
Le ministre du Travail a fait le bilan de sa première journée passée à La Réunion, ce jeudi 14 novembre 2013. Lors de ce point presse organisé en fin d'après-midi, soulignant que la première préoccupation des acteurs est d'utiliser les moyens déjà disponibles, Michel Sapin a notamment annoncé le lancement d'un appel à projet pour la création de 5 000 emplois aidés supplémentaires à destination des chômeurs en grande difficulté. Ces contrats aidés seront financés à 95 % par l'Etat.
Le ministre du Travail a fait le bilan de sa première journée passée à La Réunion, ce jeudi 14 novembre 2013. Lors de ce point presse organisé en fin d'après-midi, soulignant que la première préoccupation des acteurs est d'utiliser les moyens déjà disponibles, Michel Sapin a notamment annoncé le lancement d'un appel à projet pour la création de 5 000 emplois aidés supplémentaires à destination des chômeurs en grande difficulté. Ces contrats aidés seront financés à 95 % par l'Etat.

Selon le ministre du Travail, ces 5 000 contrats aidés, s'adressent notamment aux chômeurs de longue durée, les plus âgés ou en situation de handicap. "Je demande à ceux qui se sentent de porter ce type de contrats, les collectivités et organismes, de se faire connaître. Le financement leur sera accordé après l'examen du contenu de leurs projets", a-t-il expliqué.

Soulignant que le chômage des jeunes est à un niveau préoccupant à La Réunion, Michel Sapin a également rappelé que la "première priorité" était d'utiliser à plein les moyens déjà existants, au lieu d'en demander plus. "Sur 5 000 contrats d'avenir alloués à La Réunion, nous n'avons pas atteint", a-t-il indiqué, avant d'insister l'importance du contrat de génération, une "alliance des générations, entre le plus jeune et le plus âgé".

Par ailleurs, suite à sa rencontre avec les syndicats et patronat, Michel Sapin a indiqué que la question du maintien du bonus Cospar après le 31 décembre 2013 appartenait aux partenaires sociaux et que c'est à eux de trouver les moyens nécessaires pour aboutir à un prolongement du dispositif. Ayant pour objectif de "faciliter de la dialogue social", le ministre a assuré qu'il mettrait à disposition tous ses services pour fournir les informations nécessaires afin de faciliter les négociations. "J'ai senti une bonne volonté de part et d'autre", a-t-il noté.

Sur l'application des conventions collectives à La Réunion, Michel Sapin s'est engagé à donner tous les six mois un catalogue précis des accords nationaux afin de voir s'ils sont applicables ou non dans le département.

Enfin, le ministre du travail n'a pas voulu "porter de jugement" sur la situation sociale à La Réunion. "Cela crée certainement des difficultés particulières, d'où la nécessité d'être attentif et de mobiliser les moyens", a-t-il conclu.

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