Trafic de stupéfiants - Affaire Roukia :

Mayotte: le mandat d'amener pour l'ancien patron du GIR se précise


Publié / Actualisé
Les mandats d'amener pour Gérard Gauthier, ancien patron du GIR (groupement d'intervention régional), et un autre membre du groupement se précisent, rapporte France Mayotte Matin. Mis en cause dans un trafic de stupéfiants à Mayotte, les deux hommes avaient été interpellés à leur domicile en métropole, - l'un à Rennes, l'autre à Dunkerque -, ce lundi par les policiers de la brigade de sûreté urbaine du commissariat de Mamoudzou, avant d'être placés en garde à vue.
Les mandats d'amener pour Gérard Gauthier, ancien patron du GIR (groupement d'intervention régional), et un autre membre du groupement se précisent, rapporte France Mayotte Matin. Mis en cause dans un trafic de stupéfiants à Mayotte, les deux hommes avaient été interpellés à leur domicile en métropole, - l'un à Rennes, l'autre à Dunkerque -, ce lundi par les policiers de la brigade de sûreté urbaine du commissariat de Mamoudzou, avant d'être placés en garde à vue.

Selon France Mayotte Matin, auditionné au siège de la direction départementale de la sécurité publique à Rennes, Gérard Gauthier parlerait "beaucoup", accusant ses anciens collègues, - l’ancienne direction de la police des airs et des frontières, la gendarmerie, la justice -, d’être "responsables du trafic, sauf lui".

De son côté, l’autre membre du groupement, mis en cause dans cette affaire, aurait catégoriquement refusé de répondre aux questions des enquêteurs pendant sa garde à vue et aurait également entamé une grève de la faim et de la soif, tentant même de se pendre en cellule avec son pantalon, écrit France Mayotte Matin. L’homme a été placé en détention à la maison d’arrêt de Dunkerque, le temps d’organiser le transfert vers Mayotte, soit dans moins de 6 jours, délai légal, poursuit le journal.

Pour rappel, les deux membres des forces de l'ordre, ainsi que trois autres sont soupçonnés de trafic de stupéfiants, mis au jour après l'affaire Roukia, cette jeune fille retrouvée morte d'une overdose en janvier 2011 à Mayotte, et d’aide au séjour et à l’entrée sur le territoire de personnes en situation irrégulière, le tout en bande organisée.

À noter que l’ancien patron du groupement et son collègue ne s’étaient pas présentés, le lundi 1er juillet 2013 à Mayotte, à la convocation du juge d'instruction Hakim Harki au commissariat de Mamoudzou, pour cause de troubles psychiatriques.

   

Mots clés :

    Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !