Campagne sucrière :

Frédéric Vienne : "Il y a de plus en plus de planteurs de canne en difficulté"


Publié / Actualisé
Ce vendredi 1er août 2014, Frédéric Vienne, président de la FDSEA (fédération départementale des syndicats d'exploitants agricole), tenait à faire un point sur la situation des planteurs réunionnais après la reprise de la campagne sucrière et les premières discussions en préfecture. Les exploitants réclament toujours une nouvelle convention canne et une revalorisation des prix. Car selon Frédéric Vienne, interrogé par RTL Réunion, "il y a de plus en plus de planteurs de canne en difficulté". Le président de la FDSEA estime ainsi qu'il existe "plusieurs leviers sur lesquels il serait intéressant de travailler pour améliorer le revenu des agriculteurs".
Ce vendredi 1er août 2014, Frédéric Vienne, président de la FDSEA (fédération départementale des syndicats d'exploitants agricole), tenait à faire un point sur la situation des planteurs réunionnais après la reprise de la campagne sucrière et les premières discussions en préfecture. Les exploitants réclament toujours une nouvelle convention canne et une revalorisation des prix. Car selon Frédéric Vienne, interrogé par RTL Réunion, "il y a de plus en plus de planteurs de canne en difficulté". Le président de la FDSEA estime ainsi qu'il existe "plusieurs leviers sur lesquels il serait intéressant de travailler pour améliorer le revenu des agriculteurs".

Si les usines sucrières de Bois Rouge (Saint-André) et du Gol (Saint-Louis) fonctionnent de nouveau normalement, les planteurs réunionnais ne sont pas pour autant rassurés sur leur avenir. Ce jeudi 30 juillet 2014, les exploitants ont ainsi rencontré les représentants de Téréos afin de poursuivre les discussions.

"On a eu quelques informations, notamment sur le fait qu’ils n’allaient pas fermer Bois Rouge comme cela s’était dit durant le conflit", confie Frédéric Vienne. "Mais ce qui nous a déçu de la part de Téréos, c’est qu’ils ont affirmé qu’ils n’allaient pas rajouter un euro sur le prix payé aux planteurs de canne", embraye-t-il immédiatement.

C’est bien toujours là que le bât blesse du côté des planteurs. "Le prix de la canne n’a jamais bougé depuis le début des années 1980. Ce qui a été revalorisé, c’est la bagasse, mais au final elle n’est pas payée par Téréos. Et aujourd’hui on se retrouve avec des échéances très importantes, notamment la fin de la convention canne. Donc il faut refaire une convention canne au moins jusqu’en 2017, mais on n’a aucune garantie que Téréos va augmenter le prix de la canne", détaille le président de la FDSEA.

Frédéric Vienne décrit même une situation alarmante pour certains agriculteurs : "Il y a de plus en plus de planteurs de canne en difficulté. Ça se constate sur le terrain. Vous voyez que les parcelles sont moins bien entretenues, qu’il n’y a plus les moyens de mettre de l’engrais, qu’on ne peut plus désherber comme il faut... C’est un signe annonciateur de la situation de ces agriculteurs, et il y en a de plus en plus. Dans l’Ouest, la situation est catastrophique. Les agriculteurs sont endettés, ils ne peuvent plus payer leurs crédits, ils n’ont plus de revenus, et pour certains cette année ils n’ont presque pas de canne à récolter. C’est pour ça qu’il est important de renégocier la convention canne."

Le président de la FDSEA considère ainsi qu’il existe "plusieurs leviers sur lesquels il serait intéressant de travailler pour améliorer le revenu des agriculteurs", comme "la suppression de l’écart technique qui permettrait une réévaluation du prix payé au producteur" ou encore "profiter de la transition énergétique chère au gouvernement en ce moment pour demander une revalorisation de la bagasse qui est reconnue comme une énergie renouvelable".

www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Kekere, Posté
Je n'y connais pas grand chose mais, n'y a t il pas d'autre alternative que la canne à sucre à la Réunion?
Je suppose que Bruxelle participe aussi à cette re évaluation non?