Télévision :

Polémique autour de la retransmission de l'élection de Miss France 2015


Publié / Actualisé
Dans un communiqué diffusé ce lundi 1er décembre 2014, Réunion 1ère annonce que "le réseau des chaînes 1ère propose aux télévisions privées l'accès en différé à l'élection de Miss France 2015". Mais du côté d'Antenne Réunion, on estime qu'il s'agit "d'une pure opération de communication qui semble avoir pour seule vocation de dédouaner le groupe France Télévisions de pratiques déloyales qui ont été utilisées pour récupérer la diffusion de ce programme, au mépris des habitudes des téléspectateurs qui depuis 20 ans bénéficiaient de ce rendez-vous sur Antenne Réunion".
Dans un communiqué diffusé ce lundi 1er décembre 2014, Réunion 1ère annonce que "le réseau des chaînes 1ère propose aux télévisions privées l'accès en différé à l'élection de Miss France 2015". Mais du côté d'Antenne Réunion, on estime qu'il s'agit "d'une pure opération de communication qui semble avoir pour seule vocation de dédouaner le groupe France Télévisions de pratiques déloyales qui ont été utilisées pour récupérer la diffusion de ce programme, au mépris des habitudes des téléspectateurs qui depuis 20 ans bénéficiaient de ce rendez-vous sur Antenne Réunion".

"Fidèle à sa politique d’ouverture et à sa volonté de développer des rapports harmonieux entre les acteurs privés et publics de la télévision en Outre-mer, le réseau des chaînes 1ère propose aux télévisions privées l’accès en différé à l’élection de Miss France 2015. Cette cérémonie sera diffusée en direct le samedi 6 décembre à 23h55, comme sur les 8 autres chaînes 1ère", annonce le communiqué diffusé par Réunion 1ère. "Dans cette perspective, Michel Kops, directeur du réseau 1ère a demandé à TF1 de lever l’exclusivité de diffusion de cet événement, acquise par le réseau ultramarin de France Télévisions pour l’ensemble de l’Outre-mer", est-il ajouté.

Mais chez Antenne Réunion, on n’a visiblement pas la même vision des choses, comme le détaille un autre communiqué publié en réponse ce mardi 2 décembre : "Ce revirement qui intervient, sans concertation préalable, à seulement 4 jours d’un événement qui est l’objet de négociations depuis 6 mois, est pour le moins surprenant. Cette opération montre le peu de cas que les dirigeants parisiens du groupe public font des Réunionnais et des entreprises réunionnaises."

La charge de la chaîne privée va même au-delà du simple cas de l’élection des miss. "Il faut savoir que, depuis plus de 2 ans, le groupe France Télévisions au travers ses filiales Outre-mer 1ère, pratique une politique de surenchère systématique auprès des partenaires historiques des télévisions locales privées, contournant ainsi l’esprit de la loi et l’esprit des missions et cahiers des charges du groupe public", estime Antenne Réunion.

"Ainsi, au lieu de se concentrer sur ses missions de service public, en particulier au niveau local, de favoriser les entreprises et le tissu économique réunionnais, d’oeuvrer pour une concurrence saine et nécessaire, le groupe France Télévisions et les Outre-mer 1ère déstabilisent le marché et entraînent une grave éviction des chaînes locales privées", ajoute le communiqué.

"Suite aux états généraux des Outre-mer qui se sont tenus sous l’égide du CSA en décembre 2012, le groupe public s’était engagé à mener avec Antenne Réunion et les chaînes privées d’Outre-mer des discussions sur la mise en place d’un code de bonne conduite entre les acteurs privés et publics. Force est de constater aujourd’hui que France Télévisions non seulement est fermée au dialogue mais s’arroge désormais le droit de fixer des règles de concurrence sur-mesure", poursuit Antenne Réunion qui indique avoir engagé en mai 2014 "une action contre France Télévisions devant le tribunal de commerce de Saint-Denis" et avoir saisi le président de la République le 1er décembre 2014, "conjointement avec les autres chaînes locales".

www.ipreunion.com

   

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