Impôts :

Solidaires Finances publiques dénonce la "marche forcée" vers le tout numérique


Publié / Actualisé
Ce vendredi matin 17 avril 2015, le syndicat Solidaires Finances publiques a organisé une opération devant le centre des impôts de Champ-Fleuri, à Saint-Denis, afin de dénoncer la "marche forcée" de l'administration vers le tout numérique.
Ce vendredi matin 17 avril 2015, le syndicat Solidaires Finances publiques a organisé une opération devant le centre des impôts de Champ-Fleuri, à Saint-Denis, afin de dénoncer la "marche forcée" de l'administration vers le tout numérique.

Selon Éric Métro, secrétaire départemental de Solidaires Finances publiques, cette orientation vers le numérique tend à "repousser le contribuable vers son écran au lieu de venir avoir affaire à des agents", comme il l’a expliqué au micro de RTL Réunion.

"Pour les contribuables qui ont l’habitude de jongler avec internet et un ordinateur, il n’y a pas de soucis, mais à La Réunion, on a une population en difficulté avec 70 % de non-imposables et plus de 110 000 personnes en situation d’illettrisme", a-t-il poursuivi, estimant qu’il existe une "fracture numérique" sur l’île que l’administration doit prendre en compte. "Une question simple pour nous ne l’est pas forcément pour le contribuable", a ainsi souligné Éric Métro.

D’autant que derrière cette question du numérique se cache aussi celle des menaces sur l’emploi. "Depuis une dizaine d’années, l’administration a mis la charrue avant les bœufs", estime le responsable syndical. "Au niveau national, ils ont supprimé plus de 30 000 emplois au niveau de la DGFIP (direction générale des finances publiques, ndlr). À La Réunion, nous avons réussi depuis deux ans à éviter les suppressions nettes, mais nous sommes en manque d’effectifs par rapport à une population qui est très demandeuse en service public", met-il en avant.

www.ipreunion.com

   

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