L'assignation à résidence a été levée :

Madagascar : l'ancien président Marc Ravalomanana est libre de ses mouvements


Publié / Actualisé
L'assignation à résidence de Marc Ravalomanana a été levée ce samedi 2 mai 2015 par l'actuel président malgache Hery Rajaonarimampianina lors de la cérémonie de clôture des Assises nationales pour la réconciliation. L'ancien chef de l'Etat de Madagascar est désormais libre de se déplacer où bon lui semble. Une première depuis octobre 2014 et son retour d'exil.
L'assignation à résidence de Marc Ravalomanana a été levée ce samedi 2 mai 2015 par l'actuel président malgache Hery Rajaonarimampianina lors de la cérémonie de clôture des Assises nationales pour la réconciliation. L'ancien chef de l'Etat de Madagascar est désormais libre de se déplacer où bon lui semble. Une première depuis octobre 2014 et son retour d'exil.

Chassé du pouvoir en 2009, Marc Ravalomanana s'était exilé en Afrique du Sud pendant 5 ans. Revenu discrètement à Madagascar en octobre 2014 à bord d'un avion privé, l'ex-préseident malgache a été arrêté par les forces spéciales le jour de son arrivée sur le territoire. Il a ensuite été assigné à résidence.

Depuis cette date, rien n'avait vraiment bougé sur la Grande Île qui doit toujours gérer une crise politique. Elu officiellement chef de l'Etat le 17 janvier 2013, Hery Rajaonarimampianina peine à convaincre en dehors de la scène internationale où la nouvelle stabilité du pays a été saluée.

Un an jour pour jour après son élection, le nouveau président a dû changer de gouvernement et n'est pas arrivé à rétablir la fameuses "réconciliation nationale", malgré l'organisation de rencontres entre les anciens dirigeants malgaches, Marc Ravalomanana compris.

Lors des assises organisées ce week-end, l'annonce par Héry Rajaonarimampianina de lever l'assignation à résidence de Marc Ravalomanana est perçue comme une bonne avancée ,De son côté, Marc Ravalomanana a demandé la réouverture de son groupe agroalimentaire. Sans plus de précisions, il a également présenté des excuses publiques pour ses erreurs commises dans le passé.

Un petit a donc été fait des deux côtés, mais ces bonnes intentions n'ont pas pour autant tout réglé. "Les participants réclament notamment la dissolution des institutions et la mise en place d'une Assemblée constituante. Ils réclament également la création de nouvelles structures, notamment une Chambre des autorités traditionnelles, un Conseil des sages et un Comité de contrôle des forces armées", souligne la rédaction de RFI.

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