Saint-Denis :

Testing day : la lutte contre les maladies sexuellement transmissibles continue


Publié / Actualisé
Le testing day, journée de dépistage gratuite et anonyme du VIH, a été organisé ce mercredi 3 juin 2015 à la rue Maréchal Leclerc, près du Petit Marché à Saint-Denis. Une vingtaine de personnes (professionnels du CHU et membres de l'association RIVE) a travaillé en collaboration afin de dépister le maximum d'hommes et de femmes.
Le testing day, journée de dépistage gratuite et anonyme du VIH, a été organisé ce mercredi 3 juin 2015 à la rue Maréchal Leclerc, près du Petit Marché à Saint-Denis. Une vingtaine de personnes (professionnels du CHU et membres de l'association RIVE) a travaillé en collaboration afin de dépister le maximum d'hommes et de femmes.

"Cette grande journée de sensibilisation pour a mission de rappeler que le VIH est une infection qui reste mortelle si on ne fait rien", indique Marie-Laure Veyrat, chargée de communication et de prévention à l’association RIVE (Réunion immunodéprimés vivre et écouter). Elle ajoute : "les personnes qui sont porteuses sans le savoir sont des personnes qui risquent leur vie et qui risquent de contaminer d’autres personnes lors de relations sexuelles."

Le test réalisé par les équipes de Rive et " CHU est rapide. Il permet de savoir si un individu a été en contact ou pas avec le virus du VIH depuis le début de vie sexuelle jusqu’à trois mois avant le dépistage. "Le test prend en moyenne 2 minutes. On prélève un peu de sang sur le bout des doigts", explique Roland Rodet, médecin au service immunologie du CHU Félix Guyon. "Plus une personne fait le test précocement, plus elle va pouvoir se soigner et ne jamais développer la maladie SIDA. Se soigner permet aussi de diminuer le risque de transmission aux autres", précise-t-il.

En 2014, deux journées de dépistage (testing day) ont été organisées. Environ 800 personnes se sont faites dépister, dont deux individus qui avaient obtenu un test positif.  Ce mercredi 3 juin, durant la matinée, le test d’un homme se serait révélé positif. "Lorsque cela arrive, on a un discours doux. On prévient la personne qu’elle doit réaliser des examens complémentaires afin de confirmer le résultat du test rapide", déclare un infirmier du service immunologie du CHU Félix Guyon.

D’autres tests ont été également proposées au cours de la journée : hépatites, syphilis, diabète, tension,… Marie-Laure Veyrat souligne : "c’est une façon de répondre à des pathologies connues à La Réunion et ne pas se focaliser uniquement sur la santé sexuelle."

Alyssa Mariapin pour www.ipreunion.com

   

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