Agriculture :

La prime bagasse revalorisée à 14,50 euros


Publié / Actualisé
Dans le cadre de la loi transition énergétique pour la croissance verte, le ministère de l'Écologie, en accord avec la promesse faite par le Premier ministre lors de son déplacement à La Réunion au mois de juin, a revalorisé la prime bagasse. Son montant passe de 13 euros à 14,50 euros/tonne de canne à sucre.
Dans le cadre de la loi transition énergétique pour la croissance verte, le ministère de l'Écologie, en accord avec la promesse faite par le Premier ministre lors de son déplacement à La Réunion au mois de juin, a revalorisé la prime bagasse. Son montant passe de 13 euros à 14,50 euros/tonne de canne à sucre.

L’arrêté du 8 octobre 2015, qui fixe le nouveau montant de cette prime, dont 12 euros reviennent aux planteurs, a été publié au Journal Officiel le 18 octobre 2015. Une nouvelle qui réjouit le monde de l’agriculture à La Réunion : "Ça fait deux ans que l’on demandait la revalorisation de la prime", rappelle Jean-Bernard Gonthier, président de la chambre d’agriculture.

Et même si la marge semble faible, elle n’est pas à sous-estimer : "C’est un vrai changement pour les planteurs", explique Jean-Bernard Gonthier. "Depuis deux ans, ils voyaient leur revenus diminuer, et là avec la revalorisation de la prime, et en comparaison à l’année dernière, ils auront un gain de 4 euros/tonne".

Cette valorisation de la prime devient possible car elle cesse d’être indexé sur "sur le cours du charbon et du CO2, qui dans son principe ne faisait que maintenir la dépendance des systèmes électriques insulaires à la  fluctuation du cours des énergies fossiles", rappelle le ministère de l’Écologie, du Développement Durable et de l’Énergie.

Une prime rétroactive, et donc applicable à la campagne sucrière 2015, qui connaît un faible taux de richesse. "Si elle ne permettra pas aux planteurs de compenser, elle leur permettra de souffler", explique Jean-Bernard Gonthier au micro de RTL.

Le coefficient de dégressivité de la prime est neutralisé jusqu'à 2017. "Cela permettra aussi aux agriculteurs de réinvestir en attendant l’après quota", affirme le président de la chambre d’agriculture. Sans oublier de préciser, que si la revalorisation de la prime est bénéfique, les planteurs de La Réunion "attendent aussi du gouvernement les 38 millions d’aides annoncées, pour supporter cette baisse de quota".

www.ipreunion.com avec RTL

   

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