Tribune libre de Jean-Claude Comorassamy :

Et si la politique de M. Juppé était pire que celle du Président Hollande ?


Publié / Actualisé
Malgré les nombreuses tentatives pour retrouver la confiance, les sondages se suivent et se ressemblent. Le Président François Hollande continue de cultiver toujours cette impopularité auprès des Français et il est toujours au plus bas. Mais pour combien de temps encore, car des masques commencent à tomber ! (photo d'illustration)
Malgré les nombreuses tentatives pour retrouver la confiance, les sondages se suivent et se ressemblent. Le Président François Hollande continue de cultiver toujours cette impopularité auprès des Français et il est toujours au plus bas. Mais pour combien de temps encore, car des masques commencent à tomber ! (photo d'illustration)

Pendant que tous, de droite comme de gauche ont torpillé de tous azimuts sa politique et qu’aujourd’hui encore, les syndicats annoncent de nouvelles grèves en battant pavé, en Métropole comme à la Réunion pour contrer la Loi du travail.

Ainsi, depuis quelques jours, le programme du candidat Alain Juppé à la Présidentielle de 2017, annoncé dans la presse nationale mais pas à la Réunion, peut nous enseigner que les Français et les syndicats auront peut-être des gros soucis à se faire, puisqu’il annonce la couleur, en dévoilant une politique budgétaire restrictive de baisse des dépenses publiques à la hauteur de 85 milliards d’euros. Du jamais vu ! Malgré que son projet vise le "plein-emploi".

Je veux, dit le candidat Juppé " reconstruire le dialogue social dans les entreprises, fondé sur les réalités et non sur des postures ".

Alors, le candidat Juppé passe dans une offensive très libérale en remettant en cause " l’État social ", en proposant de supprimer l’ISF, réduire les impôts sur les entreprises (une baisse de prélèvement obligatoire), réduire la dégressivité des allocations chômage, plafonner les indemnités prud’homales (ce que le gouvernement socialiste a renoncé), porter la retraite à 65 ans et dès 2018 alignement aux régimes de retraites privés, les nouveaux embauchés de la fonction publique, le retour aux 39 H de travail hebdomadaire (Travailler plus pour gagner moins), réduction de 250 000 postes de fonctionnaires (la casse de la fonction publique), introduction de 2 jours de carence et en même temps réduire les prestations de solidarité.. etc, etc.

De plus, M. Juppé annonce encore une belle surprise qui va surement plaire aux syndicats,  limiter 2 mandats maximum aux élus représentants syndicaux sur toute leur carrière. Il aurait pu faire aussi aux élus politiques, car charité bien ordonnée commence par soi-même ! Pas de détachement syndical  à plus de 50 % pour que les représentants des salariés ne perdent pas le contact avec leur métier d’origine. Et nos élus politiques, pas de problème pour leur métier d’origine ? Des référendums d’entreprise au lieu de la négociation syndicale. La liste est loin d’être exhaustive de ce qui nous attend avec M. Juppé.

Soutenant même, que " L'impopularité de la loi El Khomri ne vient pas tant des mesures qu'elle contient, bien trop modestes, que du fait que les électeurs de François Hollande se sentent trahis parce qu'ils l'avaient élu pour faire autre chose. Moi, je dis avant ce que je ferai après, et si je suis élu, j'aurai mandat pour le faire ".

Voilà pourquoi cette question mérite d’être posée à un an des élections présidentielles: Et si la politique de M. Juppé était pire que celle du Président Hollande ?

   

2 Commentaire(s)

Jim, Posté
Bonne question. Malgré le contexte trés difficile, i fo pa vot' dimansse é vnir pléré lindi
Coupdebalai, Posté
depuis 40ans la droite et la gauche nous ont conduit dans une impasse identitaire et économique .
pour éviter un déclin définitif à la France il faut :
une révolution constitutionnelle : suppression du Sénat, suppression de 80% des députés fin du mille feuille administratif.
refonte des mandats électoraux
voilà le début impératif à toutes choses