Paris organise sa gay pride ce samedi :

Pas de Marche des fiertés à La Réunion


Publié / Actualisé
Ce samedi 2 juillet 2016, Paris organise sa traditionnelle marche des fiertés. Cette année, le défilé se fera avec le souvenir de la tuerie d'Orlando, encore présente dans les esprits. L'attaque homophobe a profondément touché, les homosexuels d'une part, mais aussi simplement les humains pour qui les actes homophobes n'ont aucun sens. Localement, aucune marche des fierté n'est organisée, en tout cas pour l'instant. L'association OriZon, qui lutte contre l'homophobie et la transphobie, compte y remédier, mais s'attèle surtout à réduire les différences. Le président du mouvement Stéphane Ducamp, vient d'être élu ce samedi à la tête de Total Respect, association nationale pour la défense des droits LGBT (Lesbiennes-Gays-Bi-Trans).
Ce samedi 2 juillet 2016, Paris organise sa traditionnelle marche des fiertés. Cette année, le défilé se fera avec le souvenir de la tuerie d'Orlando, encore présente dans les esprits. L'attaque homophobe a profondément touché, les homosexuels d'une part, mais aussi simplement les humains pour qui les actes homophobes n'ont aucun sens. Localement, aucune marche des fierté n'est organisée, en tout cas pour l'instant. L'association OriZon, qui lutte contre l'homophobie et la transphobie, compte y remédier, mais s'attèle surtout à réduire les différences. Le président du mouvement Stéphane Ducamp, vient d'être élu ce samedi à la tête de Total Respect, association nationale pour la défense des droits LGBT (Lesbiennes-Gays-Bi-Trans).

"Pourquoi n'y a t-il pas de Gay Pride à La Réunion ?" La question a été posée à Stéphane Ducamp, le président de l'association Total Respect, juste après la constation de multiples comptes Twitter prônant le retrait de la loi Taubira et favorisant la stigmatisation des homosexuel(le)s comme des personnes "aux moeurs légères" à travers photos et commentaires.

A sa réponse, il s'agit tout d'abord d'un tabou. "La sexualité toute entière est un tabou à La Réunion. La première (et la dernière) Gay Pride organisée en 2007 n'a réunie que très peu de personnes. Les gens préfèrent rester dans le fénoir, même si moi-même je suis contre cet aspect communautariste que peut véhiculer la manifestation. La marche des fiertés est avant tout un acte militant" explique t-il, à la sortie de l'assemblée générale de Total Respect. Il en devient par ailleurs le président, et annonce que "l'an prochain, tout sera fait pour qu'il y ait une gay pride, parce qu'il est important qu'il y en ait une". Il précise également que "la situation est pire dans les autres départements d'outre-mer et qu'il faut ouvrir la voie".

Concernant le communautarisme de la manifestation, Stéphane Ducamp avance que "la cause homosexuelle créé de l'animosité parce qu'elle est mal communiquée". Les défenseurs de la manif pour tous, à travers les réseaux sociaux, véhiculent des informations détournées quant à la nature des marches des fiertés réalisées en métropole.

 

 

 

 

L'associatif dit aussi son inquiétude face à la récupération politique de la cause LGBT. "Civitas a créé son parti, l'an prochain il y a l'élection présidentielle et il va falloir repenser le débat pour que s'arrête la manipulation de masse. Il est facile de reprendre la GPA (gestation pour autrui) et la PMA (procréation médicalement assistée) comme ça, c'est consternant…" confie le militant, qui témoigne avoir souffert du débat sur le mariage pour tous, évoquant la question de l'orientation sexuelle jetée en place publique.

La "bonne nouvelle", c'est que les actions ne s'arrêtent pas à la création d'une marche des fiertés réunionnaise, de la part des entités gérées par Stéphane Ducamp. Il est prochainement prévu de visiter les maisons de retraite, afin de donner la parole à "une tranche d'âge différente que les 18-25 ans. Beaucoup de gens pensent que tous les homosexuels sont jeunes… Pourquoi ne parle t-on jamais de la sexualité des personnes âgées ou des handicapés ?" Telle sera la mission d'OriZon dans les jours qui viennent, en attendant la gay pride locale… "La sexualité, la couleur de peau, la religion" ne doivent plus être source de discrimination, termine Stéphane Ducamp.

 

 

 

Pour l'heure, des miliers de personnes défilent dans les rues de Paris ce samedi, avec, en raison de la menace terroriste, un dispositif important de sécurité.

www.ipreunion.com

   

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