Juillet est le moment propice pour l'observation des cétacés :

En attendant les baleines...


Publié / Actualisé
Le mois de juillet est, comme chaque année une époque propice à l'observation des baleines au large des côtes réunionnaises. L'association Globice, en charge de la protection des cétacés pose tout de même la question : y aura t-il des baleines dans les eaux réunionnaises cette année ? Le phénomène El Nino aurait perturbé le cycle migratoire des mammifères, laissant une saison pauvre pour les touristes et observateurs. Dans le même temps, la loi bio-diversité, actuellement au Sénat, vise à durcir la législation envers les braconniers et protège un peu plus les espèces protégées. (Photo d'archive)
Le mois de juillet est, comme chaque année une époque propice à l'observation des baleines au large des côtes réunionnaises. L'association Globice, en charge de la protection des cétacés pose tout de même la question : y aura t-il des baleines dans les eaux réunionnaises cette année ? Le phénomène El Nino aurait perturbé le cycle migratoire des mammifères, laissant une saison pauvre pour les touristes et observateurs. Dans le même temps, la loi bio-diversité, actuellement au Sénat, vise à durcir la législation envers les braconniers et protège un peu plus les espèces protégées. (Photo d'archive)

Qu'on se le dise, "Au niveau régional il y eu beaucoup moins de baleines sur l'ensemble des îles de la région océan Indien, depuis les côtes africaines jusqu'à Rodrigues en passant par les Comores, Madagascar et La Réunion. La vraie question est de savoir si cela est réellement la faute au phénomène El Nino qui aurait modifié les courant marins et les trajets migratoires. Cela reste une hypothèse" explique au micro de RTL Réunion Laurent Mouysset, responsable au sein de l'association Globice, protectrice des cétacés.

Ce dernier se veut rassurant en précisant donc qu'il n'y a pas qu'à La Réunion que les baleines ont été absentes des points de vue habituels. "Même à Sainte-Marie, hot spot concernant la présence des baleines à Madagascar, la fréquentation était proportionnellement plus faible". En dehors du phénomène El Nino, l'hypothèse du chantier de la nouvelle route du littoral comme élément perturbateur à la présence des baleines reste toujours au stade d'hypothèse. L'absence des cétacés est, du point de vue de Globice "un phénomène régional, global, qui dépasse les côtes réunionnaises".

Dans le même temps, la législation en vigueur pour la protection des espèces protégées tend à être durcie. La loi bio-diversité qui prévoit des sanctions pour les braconniers tuant notamment les éléphants pour leur ivoire punit également les individus qui viendraient à maltraiter ou tuer les animaux marins, comprenant les baleines, mais aussi les tortues.

"Jusqu'à 150 000 euros d'amende"

"Si vous perturbez de manière intentionnelle des espèces animales protégées, au titre du code de l'environnement, vous encourez une contravention de 750 euros maximum. Si vous avez la mauvaise idée de blesser voire de tuer un cétacé, c'est beaucoup plus grave. La peine sera de maximum 1 an d'emprisonnement et 15 000 euros d'amende. La nouvelle loi bio-diversité prévoit un renforcement des sanctions avec désormais un passage de 15 000 à 150 000 euros d'amende. Si vous faites cette intervention en bande organisée, vous passez de 150 000 euros à 750 000 euros. C'est un renforcement très substantiel de la législation pour protéger les baleines" explique Nicolas Rouyer, chef du service eau et biodiversité à la DEAL Réunion (Direction de l'environnement, de l'aménagement et du logement).

Enfin, si les baleines visent à être protégées plus durablement, Globice continue d'observer les cétacés balisés, même si le budget ne permettra pas cette année de marquer de nouveaux animaux. " Sur les baleines équipées de balises, nous avons constaté que les deux tiers des baleines qui passent à La Réunion pendant la saison ne font que s'arrêter une journée le long de nos côtes. La photo-identification a montré qu'elles ne faisaient que passer mais on ne savait pas où elles allaient. Les balises satellites ont permis de montrer que pour l'essentiel, après être passées à La Réunion, les baleines continuent vers Madagascar" expose le responsable de Globice.

Pour rappel, il y a des règles à respecter lorsque l'on s'approche des baleines pour les observer :  " à l'approche de l'animal, il faut ralentir à 300 mètres d'elle, arriver doucement, prendre le temps d'observer son comportement, ne pas s'approcher à moins de 100 mètres et ne pas lui couper sa trajectoire" termine Laurent Mouysset.

En espérant que cette année, les cétacés passent nous voir et restent un peu plus longtemps au large des côtes réunionnaises, pour le plus grand bonheur des badauds.

www.ipreunion.com

   

3 Commentaire(s)

NERGAL, Posté
Pour faire suite à votre document je voudrais signaler la présence de baleines présentent depuis plus de trois jour sur un même site du coté de st Philippe et qui ne font pas que seulement passer. Au vu de la traque qu'on leur impose du cote de St Gilles je comprends qu'elles ne veuillent plus y aller .Quand à mettre la NLR à toutes les sauces c'est du vraiment n'importe quoi.
Aterla, Posté
Un chantier qui jette dans la mer des tonnes et des tonnes de pierre, cela fait des particules en suspension dans la mer, comme un nuage de poussière. Je serais une baleine je n'aurai pas spécialement envie de venir dans le coin.

Cela perturbe-t-il ou pas la migration des baleines? Peut-être que non, mais si comme dit l'article cela "reste au stade d'hypothèse" , y a-t-il un organisme qui investigue ou attend on quelques années pour mesurer les dégâts?
Juste une question , Posté
Quels sont les financements de Globice?