Ca s'est passé... le 29 juillet 2015 :

Un an s'est écoulé depuis la découverte d'un débris du vol MH 370 par Johnny Bègue


Publié / Actualisé
C'était le 29 juillet 2015. Johnny Bègue, emploi vert à Saint-André, découvrait un morceau de l'aile du boeing 777 de la Malaysia Airlines qui s'est volatilisé en mars 2014, avec 239 personnes à son bord. Cette trouvaille, il l'a faite alors qu'il nettoyait le littoral de l'Etang Bois-Rouge, en compagnie de son équipe. Un an plus tard, alors qu'il a découvert le seul morceau officiellement identifié comme un débris de l'avion, Johnny Bègue est au chômage.
C'était le 29 juillet 2015. Johnny Bègue, emploi vert à Saint-André, découvrait un morceau de l'aile du boeing 777 de la Malaysia Airlines qui s'est volatilisé en mars 2014, avec 239 personnes à son bord. Cette trouvaille, il l'a faite alors qu'il nettoyait le littoral de l'Etang Bois-Rouge, en compagnie de son équipe. Un an plus tard, alors qu'il a découvert le seul morceau officiellement identifié comme un débris de l'avion, Johnny Bègue est au chômage.

Pas un centime, pas même un merci. Tout ce que la découverte d'une pièce du boeing de la Malaysia Airlines a rapporté à Johnny Bègue, c'est quelques moukataz. Au début, les gens ont "Quand les gens me croisent dans le chemin, la seule chose qu'on me dit, c'est "alor ou la gagne out larzen?".  Au chômage depuis le 4 mars 2016, l'ancien emploi vert n'a jamais eu de nouvelles de la compagnie ou des familles de victimes.

Zéro kalbas

Pourtant, ces dernières avaient promis une récompense à toute personne fournissant des informations crédibles sur la disparition de l'avion. En juin 2014 une collecte de fonds avait même été lancée, dans le but d'offrir 5 millions de dollars, soit 3,7 millions d'euros, à toute personne fournissant des informations crédibles sur la disparition de l'avion. Le projet était alors baptisé "Reward MH 370 : The Search for the Truth", en français "Récompense MH 370 : à la recherche de la vérité". Aujourd'hui, le projet semble être en suspend, les plateformes recueillant les dons n'étant pas mises à jour depuis plusieurs mois.

"Parfois je me dis que j'ai mal fait de trouver ce débri, parce que les gens ont cru au début que j'avais gagné de l'argent, souffle-t-il. La vérité c'est que j'ai rendu service et personne ne m'a jamais contacté depuis. Qu'est-ce que je peux faire, c'est pas moi qui vais les appeler ! Je me dis qu'au moins, j'ai peut-être aidé les familles, maintenant je les laisse faire leur deuil".

Vers l'abandon des recherches

Le Saint-Andréen avoue ne retourner que très rarement sur le lieu de sa découverte. Néanmoins, il arrive régulièrement que des promeneurs ou d'autres emplois verts retrouvent des débris, qui n'ont le plus souvent rien à voir avec la disparition du vol MH 370. C'était par exemple le cas le 21 juin dernier. Un emploi vert a aperçu un débris de couleur orange, sur le littoral de la Rivière des Roches, côté Saint-Benoît. La gendarmerie avait rapidement indiqué que l'objet n'appartiennait pas à un avion.

Pour l'heure, la disparition en vol, en mars 2014, de l'avion de la Malaysia Airlines, reste inexpliquée. Cet avion s'était volatilisé le 8 mars 2014 peu après son décollage de Kuala Lumpur en direction de Pékin avec 239 personnes à bord. Le 22 juillet dernier, les ministres de Malaisie, d'Australie et de Chine, trois pays engagés dans les opérations, avaient indiqué que les espoirs de retrouver l'endroit où l'avion de Malaysia Airlines (vol MH370) s'est abîmé en 2014 "s'amenuisent", et que les recherches seront bientôt suspendues si rien n'est retrouvé.

www.ipreunion.com

   

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